Rédaction : Pieretti Isabelle (UMR PHIM, CIRAD).
Relecture experte du domaine : Jacques Marie-Agnès
(Directrice de l’IRHS, INRAE), Olivier Valérie (Laboratoire de la Santé
des Végétaux, Anses), Chtioui Wiem (chargée de mission Xylella
fastidiosa, DGAL).
Relecture (par ordre
alphabétique) : Aldebert Korgan (UMR BioSP, INRAE), Quillévéré Hamard
Anne (Unité EAS, Anses).
Illustrations : Pieretti
Isabelle (Tableau 1), Aldebert Korgan (Figure 1)
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d’Utilisation Commerciale - Pas de modification
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Xylella fastidiosa est une bactérie qui colonise le
xylème des plantes, bloquant la circulation de la sève et provoquant le
dessèchement et la mort des tissus, tout en s’attaquant à une gamme
d’hôtes exceptionnellement étendue. Toutes les filières de production
agricole sont exposées au risque de contamination. La bactérie
représente aussi un danger pour les végétaux non cultivés présentant un
intérêt social, environnemental et patrimonial. Elle est à l’origine de
maladies dévastatrices, comme le syndrome de déclin rapide de l’olivier
(Saponari &
Boscia, 2013 ; Luvisi
et al., 2017) qui ravage les oliveraies des Pouilles en Italie. Pour
illustration, la bactérie a provoqué l’effondrement de la production
d’olive de 94 % en 10 ans dans la province de Lecce (BHV-SV
2026/13). La dissémination de la bactérie, assurée par plusieurs
espèces d’insectes vecteurs piqueurs-suceurs, est d’autant plus
difficile à maîtriser que l’infection par X. fastidiosa peut
rester asymptomatique pendant une période plus ou moins longue selon les
combinaisons hôte/sous-espèce (EFSA 2019a) ce qui
favorise une propagation silencieuse. La disséminatation est également
assurée via le commerce et le transport de matériel végétal infecté, et
possiblement par le déplacement d’insectes vecteurs eux-mêmes
infectés.
En matière d’évaluation des risques, une étude comparative des impacts socio-économiques et environnementaux de 46 bioagresseurs règlementés de l’UE a montré que X. fastidiosa reste la principale menace pour les cultures, capable d’entraîner des pertes de production annuelles de 7,1 milliards d’euros et de mettre en péril plus de 540 000 emplois en cas de propagation (BHV-SV 2025/46 ; EU quarantine pests: new assessment of the potential impacts). Une autre étude a montré que le changement climatique, en modifiant la distribution et le comportement des vecteurs et en rendant les hivers plus chauds (sans possibilité de «cure hivernale»), pourrait favoriser l’expansion de X. fastidiosa vers de nouvelles régions, exposant ainsi de nouveaux hôtes à la bactérie (e.g. Saifi et al., 2024 ; fiche technique CIPV 2025). Une étude de modélisation a par exemple montré que le réchauffement climatique augmenterait significativement le risque épidémique de la maladie de Pierce dans les vignobles européens (Gimenez-Romero et al., 2024). Plus récemment, une étude expérimentale du pathosystème Xylella-vigne, utilisant des souches de X. fastidiosa provenant de climats californiens différents, a montré que les souches de climat froid transplantées dans des climats plus chauds présentaient une hypervirulence et pourraient être dévastatrices (Donegan et al., 2026).
Naturellement, la contamination des plantes et la dispersion de
la maladie se font exclusivement via des insectes piqueurs-suceurs qui
se nourrissent de la sève brute du xylème. Ainsi, les insectes peuvent
acquérir la bactérie d’un hôte infecté puis la transmettre à un nouvel
hôte sain (inoculation). L’efficacité de transmission de la bactérie est
liée à la durée passée par l’insecte sur les plantes à se nourrir (phase
acquisition sur plante infectée puis phase d’inoculation sur plante
saine, qui à son tour deviendra infectée) (Almeida and Purcell
2003 ; Purcell
and Finlay 1979). La bactérie va se multiplier dans les pièces
buccales de l’insecte, dans la partie antérieure du système digestif
(cibarium et précibarium), sans passer par l’hémolymphe (Killiny
& Almeida 2009a ; b ; 2014).
L’insecte devient ainsi infectieux immédiatement après acquisition. Si
celle-ci a lieu au stade larvaire, la bactérie sera éliminée au cours de
la mue suivante (Almeida and Purcell
2003. Si elle a lieu au stade adulte, l’insecte restera infectieux
jusqu’à sa mort (Almeida et al.,
2005).
Une fois la plante contaminée, la bactérie est présente dans les parties aériennes (feuilles, rameaux, tiges) et les racines, où elle prolifère et obstrue les vaisseaux conducteurs du xylème concomitamment à la formation de thylles et de gommes produites par la plante en réaction de défense. Les plus fortes concentrations bactériennes sont principalement trouvées dans les tiges, les rameaux ligneux ou non ligneux, mais également de manière hétérogène dans les pétioles et les nervures centrales des feuilles. La concentration bactérienne dans les tissus évolue également en fonction des saisons et des conditions climatiques (e.g. Zecharia et al., 2024 ; fiche SORE). Enfin, la dissémination à grande échelle est favorisée par la multiplication, l’exportation et la plantation de végétaux déjà contaminés (EFSA 2013). Une plaquette avec des exemples de symptômes sur différentes plantes hôtes est disponible ici.
La période asymptomatique de X. fastidiosa varie selon l’hôte et la sous-espèce : environ un mois chez les plantes ornementales, jusqu’à dix mois chez l’olivier (sous-espèce pauca). Cette durée variable et souvent longue limite fortement l’efficacité de la détection et du diagnostic par simple inspection visuelle (EFSA 2019a).
Aucune spécificité vectorielle stricte n’a été démontrée : tout
insecte piqueur-suceur du xylème appartenant aux familles des
Cicadellidae, Cercopidae, Aphrophoridae ou Clastopteridae est présumé
capable de transmettre n’importe quelle souche de X.
fastidiosa, qu’elle soit endémique ou invasive (Hewitt et al., 1946
; Almeida &
Nunney, 2015 ; Rapicavoli
et al., 2017). À ce jour, 39 espèces et 19 genres de Cicadellidae,
ainsi que 5 espèces de Cercopidae, ont été formellement démontrés comme
vecteurs de X. fastidiosa à travers le monde (Cornara
et al., 2019). Des vecteurs potentiels de la bactérie ont également
été recensés, qu’ils soient uniquement suspectés ou déjà associés à un
risque avéré. Parmi eux, Draeculacephala robinsoni, une
cicadelle nord-américaine observée en 2021 en Espagne et en France sur
diverses Poacées, illustre une menace concrète en tant que vecteur
potentiel. Plus précisément en France, l’insecte a été détecté dans les
Pyrénées-Orientales, en Occitanie et en PACA. Cette espèce s’inscrit
dans un groupe plus large de 50 taxons non européens appartenant aux
familles des Aphrophoridae, Cicadellidae et Membracidae. Ces insectes
polyphages ont été classés par l’EFSA comme organismes de quarantaine
potentiels pour l’UE. Ces cicadelles se reproduisent sur plantes
herbacées puis se dispersent vers d’autres hôtes (vigne, agrumes,
Prunus, ornementales) ; les conditions climatiques européennes seraient
favorables à leur établissement (López-Gómez
et al., 2025 ; EFSA
2019b). À ce risque lié à des espèces exotiques s’ajoute une
surveillance de vecteurs européens non encore confirmés, comme
Neophilaenus lineatus ou Philaenus signatus, en raison
de leur cohabitation avec P. spumarius (Kapantaidaki et
al. 2021).
En Europe, les trois espèces officiellement reconnues comme vecteurs efficaces de X. fastidiosa sur environ 119 espèces potentiellement xylémophages recensées sur le continent (rapport d’expertise en Corse Chauvel et al., 2015) sont Philaenus spumarius (cercope des prés), P. italosignus (en Italie uniquement) et Neophilaenus campestris, de la famille des Aphrophoridae (e.g. Cornara et al., 2019 ; Cavalieri et al., 2019 ; Bernat-Ponce et al., 2025). N. campestris privilégie fortement les graminées pour la ponte et le développement nymphal, tandis que P. spumarius pond surtout sur substrat sec, indépendamment de la plante-hôte, avec une ponte accrue en présence d’une plante de prédilection unique. Ces différences comportementales soulignent l’intérêt de gérer les paysages agricoles pour perturber les interactions plante-hôte/vecteur et limiter la propagation de X. fastidiosa (Bernat-Ponce et al., 2025). D’autres études ont conduit à identifier des stratégies pour limiter la propagation de la bactérie et de son vecteur principal, Philaenus spumarius (Mourou et al., 2025).
En matière de capacité de vol, Philaenus spumarius, se déplace sur le terrain de 26 à 35 m par jour (médiane) et de 374 à 507 m sur sa vie adulte (Bodino et al., 2021a). En laboratoire, il peut toutefois voler jusqu’à 5,5 km en un seul vol (Lago et al., 2021a). Neophilaenus campestris peut quant à lui parcourir plus de 2 km en 35 jours (Lago et al., 2021b). Même rares, ces déplacements à longue distance, parfois aidés par le vent, peuvent suffire à propager la bactérie. En Amérique du Nord, Homalodisca vitripennis (syn. H. coagulata) (« glassy-winged sharpshooter » ou la cicadelle pisseuse en français) est actuellement le principal vecteur de la maladie de Pierce en Californie, capable de déplacements et de propager la bactérie sur une large gamme d’hôtes (Blackmer et al., 2006). D’autres cicadelles nord-américaines ont été confirmées comme vecteurs de la bactérie (e.g. Graphocephala atropunctata, Draeculacephala minerva) (Almeida & Nunney, 2015 ; Redak et al., 2004). En Amérique du Sud, il existe une diversité de vecteurs avérés bien plus large, appartenant presque exclusivement à la sous-famille des Cicadellinae (e.g. Froza et al., 2024). Une étude récente menée dans les oliveraies de La Rioja en Argentine, a montré que sur 14 espèces de cicadelles collectées dans des oliveraies testées positives à X. fastidiosa subsp. pauca, trois avaient été identifiées comme vecteurs potentiels de la bactérie : Bucephalogonia xanthophis, Ciminius albolineatus et Notozulia entreriana (Defea et al., 2026).
L’introduction dans l’UE de X. fastidiosa se fait
principalement par le matériel végétal destiné à la plantation et, plus
marginalement, via des vecteurs infectieux transportés avec des
marchandises végétales (EFSA,
2015). Une fois introduite, la propagation de la bactérie repose sur
des insectes xylémophages généralistes (principalement Philaenus
spumarius) largement répandus en Europe et capables de disséminer
la bactérie sur de nombreuses plantes hôtes (e.g. Cornara
et al., 2019 ; Bodino
et al., 2021b).
Au niveau européen, les mesures règlementaires concernant X.
fastidiosa sont fixées par le règlement
d’exécution (UE) 2020/1201 (version consolidée du 24 novembre 2025)
de la Commission du 14 août 2020, qui a abrogé et remplacé la décision
d’exécution (UE) 2015/789. Au niveau national, la France s’est dotée dès
septembre 2014 d’un plan d’action national de surveillance et de
gestion, décliné et actualisé au niveau régional. L’arrêté
du 5 février 2026 modifiant l’arrêté du 19 octobre 2020 relatif aux
mesures visant à éviter l’introduction et la propagation dans l’Union de
Xylella fastidiosa rend applicables les dispositions du règlement
d’exécution (UE) 2020/1201 (version consolidée du 24 novembre 2025)
et confie aux préfets de région le soin de délimiter par arrêté
préfectoral les zones délimitées (actuellement en Corse, PACA et
Occitanie), avec cartographie et mention, le cas échéant, de la
sous-espèce concernée. Face à la progression de la bactérie en Europe et
à l’impossibilité d’éradiquer certains foyers en France, le dispositif
règlementaire a été adapté à travers le règlement
d’exécution (UE) 2025/2231 du 3 novembre 2025 modifiant le règlement
(UE) 2020/1201 en ce qui concerne la liste des zones infectées faisant
l’objet de mesures d’enrayement.
En bref, les mesures de gestion appliquées au sein des zones délimitées peuvent être :
– Soit des mesures d’éradication imposant l’arrachage et la destruction immédiate de tous les végétaux spécifiés infectés, ainsi que le contrôle des populations d’insectes vecteurs, et interdiction de déplacement de matériel végétal hors de la zone. Les zones délimitées en stratégie d’éradication sont dotées d’une zone infectée d’un rayon minimal de 50 m autour de chaque végétal infecté et d’une zone tampon d’au moins 2,5 km autour de la zone infectée.
– Soit des mesures d’enrayement (lorsque l’éradication n’est plus possible), moins strictes mais assorties de prospections diligentes et de précautions renforcées dans les zones tampons, de manière à prévenir toute dissémination supplémentaire vers le reste du territoire de l’Union. C’est précisément ce qu’acte le règlement (UE) 2025/2231, qui intègre plusieurs communes d’Occitanie à la liste des zones infectées soumises aux mesures d’enrayement, la France ayant confirmé que l’éradication de la bactérie n’y est plus possible (arrêté du 5 février 2026 ; arrêté préfectoral Occitanie 2026). Les zones délimitées en stratégie d’enrayement sont dotées d’une zone tampon d’au moins 5 km et d’une bande intérieure de la zone infectée de 2 km adjacente à cette zone tampon.
Ces deux stratégies sont complétées par une obligation de surveillance annuelle de l’ensemble du territoire pour tous les États membres, y compris dans les zones indemnes, afin de détecter toute introduction précoce.
Les modalités de surveillance du territoire national vis-à-vis de X. fastidiosa, ainsi que le programme d’inspections à réaliser, sont fixées par l’instruction technique DGAL/SDSPV/2023-64 du 26 janvier 2023 (« Système de surveillance national de Xylella fastidiosa »), qui s’inscrit dans le cadre général de la SORE (Surveillance officielle des organismes nuisibles règlementés ou émergents) régi par l’ordre de méthode chapeau DGAL/SDSPV/2026-165 du 25 mars 2026. La gestion des foyers relève quant à elle du plan national d’intervention sanitaire d’urgence (PNISU) spécifique à X. fastidiosa, fixé par l’instruction technique DGAL/SAS/2021-469 du 17 juin 2021, qui s’inscrit désormais dans l’architecture générale du dispositif PNISU en santé des végétaux définie par l’instruction technique DGAL/SDSPV/2024-471 du 12 août 2024 (« PNISU Santé des végétaux – Principes généraux »). Ce plan est activé dès la confirmation officielle d’un foyer ; son déclenchement doit alors intervenir sans délai, selon une chaîne de commandement établie au préalable.
La Commission européenne a chargé l’EFSA de mettre à jour l’évaluation des risques phytosanitaires (version actuelle ici) intégrant des modélisations d’adaptation climatique propres à chaque sous-espèce qui devrait être publiée d’ici la fin de l’année (appel à données de l’EFSA 2026).
En Italie, Xylella fastidiosa a été détectée pour la
première fois en 2013 dans la région des Pouilles, au sud du pays. La
sous-espèce pauca y a provoqué une crise
majeure dans les oliveraies, entraînant la mort de plus d’un million
d’arbres. À côté des oliviers, de nombreuses espèces végétales
fruitières (e.g. le cerisier), d’ornement (e.g. laurier-rose, polygale à
feuilles de myrte), ou typiques du climat méditerranéen (e.g. chêne
vert) sont infectées par la souche infectant les oliviers. Dernièrement
l’épidémie a touché le nord de la région des Pouilles avec des
détections au nord de Bari en juillet 2025. Quelques semaines plus tard,
à 90 km plus au nord (et à 300 km de la première détection de 2013), 47
oliviers ont été détectés infectés près du lac de Varano. Ces détections
pourraient être liées à des contaminations par des insectes «
auto-stoppeurs ». Très récemment, la sous-espèce pauca a
également été découverte hors des Pouilles, en Calabre, à Taurianova. La
première détection de la sous-espèce
fastidiosa a quant à elle été rapportée pour
la première fois dans la commune de Triggiano (située dans la province
de Bari, Pouilles, en dehors de la zone délimitée pour la sous-espèce
pauca) dans des vignes de raisin de table. En Toscane, un foyer
lié à la sous-espèce multiplex a été identifié
en 2018, sur des plantes d’ornement. D’autres communes ont ensuite été
déclarées infectées. Tandis que dans la région du Latium (Lazio en
italien), des amandiers infectés par subsp. multiplex ont été
signalés pour la première fois en 2021 sur la commune de Canino puis à
Tarquinia. Très récemment la sous-espèce multiplex a également
été découverte pour la première fois dans la région de Basilicate, à
Ciccolocane.
Dans le nord de l’Italie, 2 autres zones sont également infectées par des souches de X. fastidiosa subsp. multiplex et appliquent la stratégie d’éradication :
La région de la Toscane, par décret directeur 3406 du 19 février 2026, a mis à jour la zone délimitée pour X. fastidiosa subsp. multiplex dont la superficie totale des zones infectées en 2026 est d’environ 183 ha (carte fixe, carte interactive). Les données de surveillance de la campagne 2025 sont accessibles à partir de ce fichier.
La région du Latium a mis en place plusieurs zones délimitées, le site web de la région met à disposition les cartes actualisées de ces zones ainsi que les documents afférents.
En Espagne, la bactérie a été détectée pour la première fois en
2016 aux Baléares, sur l’île de Majorque, avant d’être signalée sur
Ibiza et Minorque. Les analyses ont permis d’identifier la présence des
trois sous-espèces : multiplex,
pauca et fastidiosa.
De nombreuses plantes sont concernées, dont la vigne, l’olivier, le
laurier-rose, le polygale à feuilles de myrte, le mimosa, la lavande,
l’amandier, le cerisier, le frêne, le figuier ou encore le noyer. Sur le
continent espagnol, un premier foyer a été confirmé en juin 2017 dans la
province d’Alicante (Communauté Valencienne), affectant des amandiers.
L’année suivante, la maladie s’est également déclarée sur abricotier. En
2018, un olivier contaminé par la sous-espèce multiplex a été
détecté dans la province de Madrid, ainsi que trois cas positifs en
Andalousie, dans une serre. Ces deux foyers ont depuis été éradiqués, en
l’absence de nouvelles détections. En 2024, un nouveau foyer a été
déclaré dans la province de Cáceres (Estrémadure), où des plantes
sauvages telles que le ciste, le genêt commun, le genêt noir et la
lavande ont été testées positives. Un plan d’éradication a été
lancé.
Aux Baléares, à ce jour trois îles sont contaminées (Majorque, Minorque et Ibiza), avec de nombreuses espèces végétales touchées. À Majorque les trois sous-espèces sont présentes : multiplex (ST81, ST7), fastidiosa (ST1) et pauca (ST53). À Ibiza seule la sous-espèce pauca (ST80) est présente, de même, à Minorque, seule la sous-espèce multiplex (ST81) est présente (Govern de les Illes Balears). Les trois îles appliquent toutes la stratégie d’enrayement pour les sous-espèces qui sont établies dans ces zones.
La Communauté autonome d’Estrémadure, au niveau continental, a étendu les zones délimitées (Valencia de Alcántara et Sierra de Gata) suite à la détection de nouveaux cas, seule la sous-espèce fastidiosa a été détectée (BHV-SV 2026/18. Un protocole d’éradication est en cours.
La Communauté valencienne a étendu la zone délimitée de X. fastidiosa (province d’Alicante et Valencia) où un plan d’action a été mis en œuvre pour éradiquer multiplex, la seule sous-espèce détectée (BHV-SV 2026/16 ; Résolution 14 avril 2026 ; Plan d’action ; Generalitat Valenciana).
En France, X. fastidiosa a été détectée pour la première
fois en juillet 2015 sur la commune de Propriano en Corse du sud sur une
espèce ornementale, le polygale à feuilles de myrte. Cette même année,
en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), c’est sur la commune de
Nice qu’une première détection continentale a été observée. Au fil des
années, de nouveaux foyers ont été découverts le long du littoral : de
Menton à Sainte-Maxime mais également du côté de Toulon et à travers la
Corse. De nombreuses espèces végétales, principalement d’ornement mais
aussi typiques du maquis corse ont été recensées comme étant infectées,
l’une des seules espèces cultivées infectées étant la lavande. En 2020,
des détections ont été signalées en Occitanie, dans le département de
l’Aude, puis en 2021 dans le Gard. Les foyers se sont étendus dans la
région (Ariège, Haute-Garonne, Hérault et Tarn). En Occitanie, ce sont
principalement le faux genêt d’Espagne et l’amandier qui sont hôtes de
X. fastidiosa subsp. multiplex
circulant dans la zone (voir la liste socle de végétaux spécifiés
trouvés contaminés dans l’arrêté
du 6 mars 2026).
En France, c’est principalement la sous-espèce multiplex (ST6 et ST7) qui est présente, à l’exception d’un site à Menton qui fut infecté par la sous-espèce pauca, cette infection étant désormais éradiquée (Avis de l’Anses Saisine n° « 2018-SA-0248 » ; Cunty et al., 2026). Les souches ST6 et ST7 de X.fastidiosa subsp. multiplex auraient été introduites d’Amérique vers la région Provence-Alpes-Côte d’Azur dans les années 80 (1987 pour ST6 et 1971 pour ST7), puis elles auraient été introduites en Corse en deux vagues à partir des populations dites « têtes de pont » de la région PACA (Dupas et al., 2023). L’application de visualisation de données (R shiny public) de la Plateforme ESV permet de visualiser les zones délimitées des régions Corse, PACA et Occitanie.
En Corse l’éradication de X. fastidiosa subsp. multiplex a été considérée comme n’étant plus possible dès 2017, compte tenu de l’étendue de l’infection. Les autorités ont alors pris la décision de mener une stratégie d’enrayement (Avis de l’Anses Saisine n° « 2018-SA-0248 »).
En région Occitanie, X. fastidiosa subsp. multiplex fait l’objet d’une surveillance renforcée depuis sa détection dans l’Aude en 2020, sa présence a ensuite été confirmée dans le Gard et l’Hérault. Actuellement, une grande partie de la zone infectée par X. fastidiosa est en procédure d’enrayement et trois zones délimitées situées en dehors de la zone d’enrayement restent soumises aux mesures d’éradication. Il s’agit des zones établies par l’arrêté préfectoral du 6 mars 2026. La zone délimitée pour l’enrayement couvre environ 11 500 km² en Occitanie et concerne l’Aude, l’Ariège, la Haute-Garonne, l’Hérault, le Tarn et une zone tampon couvrant quelques communes du Gers et des Pyrénées-Orientales (DRAAF Occitanie ; Règlement d’exécution (UE) 2025/2231 de la Commission du 3 novembre 2025).
En région PACA, la zone délimitée pour X. fastidiosa subsp. multiplex a été actualisée via l’arrêté préfectoral du 04 juin 2026. La présentation du CROPSAV du 11 mai 2026 détaille le découpage de la zone délimitée pour la surveillance officielle des végétaux et des vecteurs, la zone d’éradication couvrait au 1er janvier 2026 76 135 ha. La sous-espèce multiplex affecte essentiellement des espèces végétales ornementales situées dans des jardins privatifs ou des espaces verts communaux, elle n’a jamais été découverte dans des cultures agricoles, jardineries ou pépinières. Du fait de sa présence essentiellement en milieux urbains et semi-urbains, l’éradication de la bactérie ne parait pas atteignable, un passage en stratégie d’enrayement (et non plus d’éradication) de la sous-espèce multiplex est en cours. Normalement, le passage en enrayement devrait être officialisé d’ici fin 2026. La zone délimitée d’enrayement pourrait couvrir une surface totale de 162 276 ha.
Au Portugal, X. fastidiosa sous-espèce
multiplex a été détectée pour la première fois en 2019, dans un
parc zoologique situé près de Porto. En 2021, de nouveaux foyers sont
apparus dans les régions de Lisbonne et de l’Algarve. En 2023, un foyer
a été signalé dans la région Centre, et les zones contaminées dans le
nord du pays et autour de Lisbonne ont connu une extension, traduisant
une dynamique de propagation. En revanche, aucune nouvelle plante
infectée n’a été retrouvée dans la région de l’Algarve, ce qui a permis
de confirmer l’éradication du foyer initial. La situation au Portugal en
2026 montre une expansion continue, particulièrement marquée dans la
région Centre (autour de Castelo Branco/Fundão/Covilhã) et dans le Nord
(autour de Porto) (DGAV):
En région Centre, il n’existe pas moins de 15 zones délimitées, dont plusieurs établies ou fusionnées début 2026. Cette concentration de nouveaux foyers dans le centre du pays (zone de Castelo Branco/Fundão/Covilhã) témoigne d’une propagation active et récente. Les zones délimitées de la région Centre concernent soit la sous-espèce fastidiosa, soit la sous-espèce multiplex, soit les deux.
En région Nord, il existe huit zones délimitées. À noter que l’Aire Métropolitaine de Porto est passée en mai 2026 à une stratégie d’enrayement plutôt que d’éradication, indiquant que la bactérie y est désormais considérée comme durablement établie, à l’image de la Corse ou des Pouilles. Les zones délimitées de la région Nord concernent soit la sous-espèce fastidiosa, soit la sous-espèce multiplex, soit les deux.
En région Lisbonne et Vallée du Tage, il existe deux zones délimitées pour la sous-espèce multiplex actuellement.
En région Alentejo, deux zones délimitées ont été établies. La zone délimitée de Carvalhal pour la sous-espèce multiplex et la zone délimitée de Marvão pour la sous-espèce fastidiosa.
En région Algarve, il n’y a plus aucune zone délimitée actuellement. La zone de Tavira (établie en 2021) a été supprimée en 2022, le foyer initial ayant été considéré comme un cas isolé et éradiqué avec succès.
Sur la base des articles collectés dans le cadre de la VSI, nous avons choisi pour cette section de faire un focus sur les études récentes portant sur la dynamique épidémique, l’efficacité de l’enrayement, l’optimisation de la surveillance et de l’échantillonnage.
MODÉLISER LA PROPAGATION ET
L’EFFICACITÉ DE L’ENRAYEMENT (CAS DANS LES POUILLES)
Depuis la découverte de X. fastidiosa dans les oliveraies
des Pouilles en 2013, plusieurs incertitudes persistaient quant à sa
date d’introduction, à sa vitesse de propagation et l’efficacité des
mesures de lutte. Pour y répondre, les chercheurs ont construit un
modèle informatique qui simule, arbre par arbre, sur une grille de
200×200 mètres couvrant toute la zone infectée, la progression de la
maladie au fil du temps : un arbre sain peut être contaminé par ses
voisins proches (dispersion courte distance des insectes vecteurs) ou,
plus rarement, par un « saut » à plusieurs kilomètres (dispersion longue
distance, potentiellement liée au vent ou au transport routier). Le
modèle intègre aussi une simulation réaliste du programme officiel de
surveillance (inspections visuelles, prélèvements, tests de laboratoire)
et de l’abattage des arbres testés positifs à la bactérie.
Pour calibrer ce modèle sans disposer d’une formule mathématique exacte, les auteurs ont utilisé une technique statistique appelée « calcul bayésien approché » (ABC, pour Approximate Bayesian Computation) : des centaines de milliers de simulations ont été comparées aux données réelles de terrain (près de 500 000 inspections entre 2013 et 2020) et aux images satellite de dépérissement des oliviers, pour ne retenir que les scénarios les plus plausibles.
Résultats marquants : la bactérie serait arrivée dès 2003, soit cinq ans avant que les premiers symptômes soient remarqués par les producteurs (2008) et dix ans avant sa confirmation officielle (2013). Il s’agit d’un délai de détection considérable qui a laissé le temps à l’épidémie de largement s’installer avant toute intervention. La vitesse de propagation a été estimée à environ 5,7 km/an avec les mesures d’enrayement en place, contre 7,2 km/an sans aucune intervention : l’enrayement a donc ralenti la maladie, mais de façon limitée. Les auteurs concluent que des zones tampons plus larges et une surveillance beaucoup plus intensive, en particulier en bordure du front d’infection, seraient nécessaires pour espérer contenir réellement l’épidémie, d’autant que la détection précoce (avant que les foyers ne deviennent trop étendus) est le levier le plus déterminant.
Source : Chapman D, Occhibove F,
Bullock JM, Beck PSA, Navas-Cortes JA, et al. Modelling plant disease
spread and containment: Simulation and approximate Bayesian Computation
for Xylella fastidiosa in Puglia, Italy. PLOS Computational Biology
21(10) : e1013539, 2025. https://doi.org/10.1371/journal.pcbi.1013539.
MODÉLISER LA MALADIE DE
L’INTÉRIEUR : UN MODÈLE MÉCANISTE À L’ÉCHELLE DE LA
PARCELLE
Contrairement aux modèles qui s’intéressent
à la propagation de Xylella fastidiosa d’une parcelle à l’autre
à l’échelle du paysage, ce travail s’est concentré sur ce qui se passe à
l’intérieur d’une oliveraie : comment la maladie s’installe, progresse
et se transmet localement entre le vecteur (Philaenus
spumarius), la végétation herbacée environnante et les oliviers
eux-mêmes.
Les auteurs ont construit un modèle mathématique dit « physiologiquement basé », c’est-à-dire construit à partir des mécanismes biologiques réels plutôt que de simples corrélations statistiques. Concrètement, il s’agit d’un système d’équations différentielles (ordinaires et à retard) qui représente, mois après mois, plusieurs compartiments en interaction : les différents stades de vie de l’insecte vecteur (œuf, nymphe, adulte), la végétation herbacée qui l’héberge une partie de l’année, puis les oliviers, classés selon leur degré de sévérité de la maladie (depuis un arbre sain jusqu’au dessèchement complet du houppier). Fait important, le modèle intègre également l’effet de facteurs environnementaux mesurables sur le terrain (la température, la disponibilité en eau, la composition de la végétation environnante) qui influencent directement la vitesse à laquelle le vecteur se développe, se déplace vers les oliviers, et transmet la bactérie.
Le modèle a été calibré et testé sur des données réelles collectées dans 16 oliveraies infectées dans les Pouilles (Italie), en comparant la répartition simulée des arbres entre les différentes classes de sévérité à celle réellement observée sur le terrain au fil du temps. Les simulations ont reproduit fidèlement plusieurs caractéristiques clés de la maladie observées en réalité : la durée de la période asymptomatique (le temps entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes), le délai entre l’apparition des symptômes et le dessèchement complet de l’arbre, ainsi que les pics saisonniers de population d’insectes infectés.
Cet outil de simulation a permis de tester virtuellement différents scénarios de gestion (par exemple, l’effet d’un printemps plus sec, ou d’une intervention de lutte contre le vecteur à telle ou telle période) avant de les mettre en œuvre sur le terrain, ce qui en fait un outil potentiellement précieux pour l’évaluation du risque phytosanitaire et l’aide à la décision en matière de lutte intégrée contre X. fastidiosa.
Source: Weber ID, Simonetto A,
Bertoldi E, Gervasio P, Saponari M, Dongiovanni C, Navas-Cortés JA,
Gilioli G : Physiologically-based eco-epidemiological model of Xylella
fastidiosa infection in olive groves, Ecological Modelling, Volume 516,
2026, 111546 : https://doi.org/10.1016/j.ecolmodel.2026.111546.
CIBLER JUDICIEUSEMENT LES
PRÉLÈVEMENTS DE SURVEILLANCE
Comment décider où
prélever le prochain échantillon quand on surveille une maladie qui
progresse dans le paysage ? Ce travail propose un cadre statistique
formel pour modéliser ce processus d’échantillonnage séquentiel,
c’est-à-dire un échantillonnage où chaque nouveau point est choisi en
tenant compte de tous les points précédents et de leur résultat (sain ou
infecté).
Les auteurs ont défini une « carte d’information » qui résume, en tout point du territoire, ce que l’on sait déjà (probabilité que la zone soit infectée, incertitude restante) à partir des observations passées. Cette carte permet ensuite de construire différentes stratégies de sélection du prochain site à prélever : privilégier les zones proches de foyers déjà détectés (pour confirmer/délimiter un foyer connu), ou au contraire des zones encore jamais explorées (pour détecter de nouveaux foyers le plus tôt possible). Le modèle permet de régler ce curseur exploration/exploitation selon l’objectif prioritaire de la campagne de surveillance.
Appliqué aux données réelles de présence/absence de X. fastidiosa dans le sud de la France, ce cadre a permis de comparer a posteriori l’efficacité de la stratégie de surveillance effectivement suivie par les autorités à celle de stratégies alternatives simulées, et d’identifier des marges d’amélioration concrètes pour mieux répartir l’effort de prélèvement dans les campagnes futures.
Source: d’Alayer F, Gabriel E,
Soubeyrand S, A marked sequential point process for disease
surveillance: Modeling and optimization, Spatial Statistics, Volume 68,
2025, 100913 : https://doi.org/10.1016/j.spasta.2025.100913.
UN PROTOCOLE POUR UN
ÉCHANTILLONNAGE ENCORE PLUS RÉACTIF
Ce second
travail, complémentaire du précédent (supra), introduit une nouvelle
façon de choisir, point après point, où prélever le prochain
échantillon, en tenant compte de la répartition spatiale des points déjà
échantillonnés (pas seulement de leur statut sain/malade). Sans cette
précaution, un algorithme a tendance à regrouper les prélèvements dans
les mêmes secteurs (souvent les plus accessibles), au détriment d’une
couverture homogène du territoire.
Les auteurs s’appuient sur la théorie mathématique des « processus ponctuels d’interaction de surface » — des modèles empruntés à la statistique spatiale qui permettent de contrôler explicitement la façon dont les points d’un échantillon se répartissent (en évitant qu’ils soient trop proches ou au contraire trop régulièrement espacés). Ils adaptent cette théorie à un contexte séquentiel, où les points sont ajoutés un par un au fil du temps, comme c’est le cas dans une vraie campagne de terrain.
Cette méthode générique, applicable à toute maladie végétale émergente, permet une exploration plus systématique et moins biaisée du territoire à surveiller, un point important pour détecter un foyer de X. fastidiosa le plus tôt possible, avant qu’il ne s’étende, plutôt que de le découvrir tardivement parce que la zone concernée n’avait simplement jamais été visitée.
Source: d’Alayer F, Gabriel E,
Soubeyrand S. Sequential area interaction sampling for early plant
disease detection, Spatial Statistics, Volume 74, 2026, 100980, ISSN
2211-6753 : https://doi.org/10.1016/j.spasta.2026.100980.
DES INSECTES SENTINELLES POUR
RENFORCER LA SURVEILLANCE
En se nourrissant sur
différentes plantes, les insectes vecteurs reflètent l’état sanitaire de
leur environnement. Leur statut infectieux donne ainsi une image globale
de la présence éventuelle de la bactérie dans la zone où ils ont été
collectés. C’est ce que démontre cette étude s’intéressant aux réseaux
d’interaction insecte-habitat-plante impliquant les insectes
piqueurs-suceurs du xylème, vecteurs potentiels de Xylella
fastidiosa, dans trois grandes régions viticoles du sud de la
France (PACA, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine). Face à la menace que
représenterait la maladie de Pierce pour la viticulture française, les
auteurs ont échantillonné environ 700 sites (92 paysages) afin
d’identifier les habitats primaires de ces insectes et d’évaluer leur
degré de spécialisation vis-à-vis des habitats et des espèces
végétales.
Source : Mesmin X, Chartois M,
Farigoule P, Burban C, Streito J-C, Thuillier J-M, et
al. Insect-habitat-plant interaction networks provide guidelines to
mitigate the risk of transmission of Xylella fastidiosa to grapevine in
Southern France, 2025:https://doi.org/10.1371/journal.pone.0332344.
À ce jour il n’existe aucun traitement efficace contre X.
fastidiosa. Des traitements à base d’antibiotiques directement
injectés dans le tronc des arbres existent mais ils ne sont pas
autorisés dans l’UE compte tenu de leurs répercussions potentiellement
dangereuses. L’EFSA a lancé une consultation publique sur deux projets
d’avis scientifiques (Projets
EFSA 2026-1 et EFSA
2026-2) mettant à jour l’évaluation de 2019 relative aux mesures de
lutte sur les plantes (Avis
EFSA 2019). Ces nouvelles études compilent les données les plus
récentes sur les traitements chimiques, biologiques et agronomiques
ainsi que les résultats d’études in vitro.
Abou Kubaa et al., 2026 : Abou Kubaa R., Giampetruzzi A., Del Grosso C., Amoia S.S., Caruso G., Bartolini S., Altamura G., Surano A., Saldarelli P. (2026). Phenotyping and expression profile of clones of the olive cultivar Leccino for the resistance to Xylella fastidiosa. Physiological and Molecular Plant Pathology, 141, 103018. https://doi.org/10.1016/j.pmpp.2025.103018
Agroportal, 2026 : Agroportal (2026). Xylella fastidiosa – Edital e despacho: Zona demarcada da Área Metropolitana do Porto. https://www.agroportal.pt/xylella-fastidiosa-edital-e-despacho-zona-demarcada-da-area-metropolitana-do-porto/
Almeida & Nunney, 2015 : Almeida R.P.P., Nunney L. (2015). How do plant diseases caused by Xylella fastidiosa emerge? Plant Disease, 99(11), 1457–1467. https://doi.org/10.1094/PDIS-02-15-0159-FE
Almeida & Purcell, 2003 : Almeida R.P.P., Purcell A.H. (2003). Transmission of Xylella fastidiosa to grapevines by Homalodisca coagulata (Hemiptera: Cicadellidae). Journal of Economic Entomology, 96(2), 264–271. https://doi.org/10.1603/0022-0493-96.2.264
Almeida et al., 2005 : Almeida R.P.P., Blua M.J., Lopes J.R.S., Purcell A.H. (2005). Vector transmission of Xylella fastidiosa: applying fundamental knowledge to generate disease management strategies. Annals of the Entomological Society of America, 98(6), 775–786. https://doi.org/10.1603/0013-8746(2005)098[0775:VTOXFA]2.0.CO;2
Alqahtani et al., 2025 : Alqahtani M.S.M., Elshalawi A. K., Khalaf S. M. H. (2025). Projecting the global spread of Xylella fastidiosa under climate change using MaxEnt modeling. Scientific Reports, 15, 32460. https://doi.org/10.1038/s41598-025-18286-2
Anses Phase 1-2020 : Avis de l’Anses relatif à « la stratégie de lutte vis-à-vis de Xylella fastidiosa » -Saisine n° 2018-SA-0248 (2020). https://www.anses.fr/system/files/SANTVEG2018SA0248Ra.pdf
Anses Phase 2-2020 : Avis de l’Anses relatif à « la stratégie de lutte vis-à-vis de Xylella fastidiosa » -Saisine n° 2018-SA-0248 (2020). https://www.anses.fr/system/files/SANTVEG2018SA0248Ra-1.pdf
Arrêté du 5 février 2026 : Ministère de l’Agriculture (2026). Arrêté du 5 février 2026 modifiant l’arrêté du 19 octobre 2020 relatif aux mesures visant à éviter l’introduction et la propagation dans l’Union de Xylella fastidiosa (Wells et al.). JORF. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053448933
Arrêté préfectoral Occitanie, 2026 (janvier) : Préfet de la région Occitanie (2026). Arrêté préfectoral relatif aux mesures de lutte contre Xylella fastidiosa (janvier 2026). DRAAF Occitanie. https://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/202601ap_xylella_vsral.pdf
Arrêté préfectoral Occitanie du 6 mars 2026 : Préfet de la région Occitanie (2026). Arrêté préfectoral du 6 mars 2026 portant mesures de lutte contre Xylella fastidiosa subsp. multiplex. DRAAF Occitanie. https://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/2026-03-06_xylella.pdf
Arrêté préfectoral PACA du 4 juin 2026 : Préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (2026). Arrêté préfectoral du 4 juin 2026 relatif au périmètre de la zone délimitée Xylella fastidiosa. DRAAF PACA. https://draaf.paca.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/arrete_prefectoral_04062026_-_perimetre_zone_delimitee_xylella_fastidiosa.pdf
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BHV-SV 2026/16 : Plateforme ESV (2026). Bulletin hebdomadaire de veille sanitaire – Santé des végétaux, semaine 16. https://plateforme-esv.fr/sites/default/files/2026-04/BHV-SV_2026semaine16.pdf
BHV-SV 2026/18 : Plateforme ESV (2026). Bulletin hebdomadaire de veille sanitaire – Santé des végétaux, semaine 18. https://plateforme-esv.fr/sites/default/files/2026-05/BHV-SV_2026semaine18.pdf
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