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Surveillance des ravageurs des noisettes

Nous apportons notre expertise pour améliorer la surveillance des parcelles de noisettes. En effet, la filière noisette a subi des pertes de rendement importants ces dernières années pour lesquelles deux principaux ravageurs sont mis en cause : le balanin de la noisette (Curculio nucum) et la punaise diabolique (Halyomorpha halys). Ce travail est réalisé en collaboration avec l’ANPN (Association Nationale des producteurs de noisettes).

La punaise diabolique

La punaise diabolique (Halyomorpha halys) est un insecte Hémiptère de la famille des Pentatomidae, originaire d’Asie de l’Est. Très polyphage, elle a été recensée sur environ 170 plantes-hôtes en Amérique du Nord et en Asie. Parmi ses plantes hôtes qui présentent un intérêt économique, les filières suivantes sont concernées : arboriculture, culture maraîchère, plantes ornementales et grandes cultures. En France, elle a été observée pour la première fois en Alsace en 2012, sa présence dans les vergers de noisetiers a été détectée dès 2015 et les premiers dégâts sont signalés en 2018 sur kiwis et noisetiers, puis en 2019 sur poiriers et pommiers en Savoie. Par la suite, en 2020, les premiers dégâts ont été observés sur pommiers, poiriers et pêchers dans l’ensemble du Sud-Est. La punaise diabolique est actuellement signalée sur l’ensemble du territoire français. Les capacités de dispersion de cette punaise sont importantes : plusieurs kilomètres par jour pour les adultes, une centaines de mètres pour les larves. L’insecte, en se nourrissant peut causer des marques et des déformations sur les semences et les fruits. De plus, les piqûres peuvent entraîner des baisses de rendements suite à l’avortement des bourgeons floraux ou à la chute des jeunes fruits. 

punaise

Le balanin des noisettes

Le balanin des noisettes (Curculio nucum), est un insecte de la famille des curculionidés, plus couramment appelés charançons. Le balanin de la noisette réalise son cycle uniquement sur le noisetier Européen, Corylus avellana (Betulaceae). Le balanin comme son hôte ont une répartition euro siberienne. En France, le balanin est présent sur tout le territoire. La larve se nourrit de l’amandon des noisettes, les adultes se nourrissent en piquant les feuilles, bourgeons et jeunes fruits du noisetier, mais aussi d'autres arbres fruitiers. En juin-juillet, la femelle adulte fore la coque des jeunes noisettes avec ses mandibules et pond un œuf dans une logette à la surface de la coque. Lors du développement de la larve à l’intérieur de la noisette cette dernière se  nourrit de  l’amandon  qui mûrit puis, à l’automne, elle fore un petit trou pour en sortir et tomber au sol. Elle s’enfonce ensuite dans la terre où elle se nymphose à la fin du printemps de l’année n+1, puis l’adulte de la génération suivante n’émergera qu’au printemps de l’année n+2, n+3 ou n+4. Ses capacités de dispersion sont assez limitées. Globalement, les connaissances scientifiques concernant cet organisme sont moins importantes que celles qui concernent la punaise diabolique. 

balanin

Travaux et avancées

Afin d’améliorer la surveillance des parcelles de noisettes et de détecter les principaux ravageurs le plus précocement possible mais aussi de mieux comprendre comment ces deux ravageurs impactent les rendements de noisettes, le travail de cette équipe-projet se décline en deux étapes principales :

  1. Réalisation d’analyses multi-critères permettant de hiérarchiser les communes au niveau desquelles des noisettes sont cultivées, en fonction de facteurs de risque de présence/développement des ravageurs.
  2. Modélisation des populations de balanins de la noisette, de punaises diaboliques et du rendement de noisettes en fonction de différents facteurs biologiques et climatiques spatio-temporels.