- Cette étude a modélisé les facteurs déterminant le risque de flétrissement du pin (Bursaphelenchus xylophilus) en Chine, maladie dont la complexité issue des interactions entre le nématode, son insecte vecteur, les plantes hôtes et des variables environnementales et anthropiques, rend la prévision difficile. Les auteurs ont combiné plusieurs approches de modélisation (GeoDetector, XGBoost et SHAP), comparées à la méthode Random Forest. Parmi sept variables environnementales, la pression de vapeur d'eau s'est révélée la plus influente, suivie de la température maximale moyenne et de la répartition du vecteur Monochamus saltuarius, ces facteurs agissant en synergie pour aggraver le risque. Spatialement, les zones les plus exposées correspondent à une pression de vapeur de 2,37 à 2,75 kPa et à des températures maximales de 29,3 à 30,8 °C. Parmi les variables anthropiques, la proximité des ports domine : le risque est maximal dans un rayon de 3 km, signe que le commerce du bois, national comme international, assure la propagation à longue distance. Les auteurs recommandent de cibler la prévention sur les zones chaudes et humides et de renforcer la biosécurité aux plateformes d'échange.
- En Pologne, l'Inspection régionale de la protection des végétaux de Białystok y mène pour la troisième saison consécutive une surveillance du nématode du pin, en collaboration avec la Direction générale des Forêts nationales. Menés dans le district de Hajnów (voïvodie de Podlachie), ces travaux s'inscrivent dans un projet de recherche visant à élaborer des stratégies efficaces de détection précoce de cet Bursaphelenchus xylophilus dans les pinèdes, dans le contexte du changement climatique. Encore absent du territoire polonais, lLes inspecteurs ont régulièrement relevé des pièges et prélevé des insectes, transmis au laboratoire phytosanitaire de référence de Toruń. Les analyses ont confirmé la présence de l’insecte Monochamus et détecté le nématode Bursaphelenchus mucronatus, espèce proche mais non classée comme organisme de quarantaine, sans toutefois révéler le nématode du pin. Les forêts polonaises demeurent ainsi indemnes.
- Aux États-Unis, le service forestier du Dakota du Nord a détecté pour la première fois le flétrissement du pin dans l'État. En enquêtant sur une mortalité de pins sylvestres, ses agents ont identifié la maladie dans deux comtés, Ransom (forêt d'État de Sheyenne River) et Sargent (près de Forman), une découverte confirmée le 11 août 2026 par le laboratoire de pathologie végétale de l'Université d'État du Dakota du Sud. Provoquée par le nématode Bursaphelenchus xylophilus, transmis d'arbre en arbre par des coléoptères longicornes indigènes du genre Monochamus, la maladie tue les pins non indigènes comme le pin sylvestre, le pin noir d'Autriche et le pin mugo, en provoquant l'effondrement des vaisseaux conducteurs d'eau. Le pin sylvestre meurt généralement en une saison, le pin noir en deux.
- Le bulletin d'information du 23 juillet 2026 de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine fait le point sur la lutte contre le nématode du pin. Un nouveau foyer y est signalé, confirmé officiellement le 16 juillet sur la commune de Lescar (Pyrénées-Atlantiques). Cette détection a conduit la préfète de région à signer, le 20 juillet, un arrêté modificatif instaurant une nouvelle zone délimitée.
- Cet avis scientifique de l'EFSA passe en revue les modèles évaluant les stratégies d'éradication et d’enrayement du nématode du pin. Une recherche bibliographique menée en octobre 2025 a recensé 1 560 références, examinées en trois phases, jusqu'à retenir six études modélisant des interventions concrètes. Les modèles à équations différentielles se sont révélés insuffisants pour les mesures spatialisées comme les coupes rases et les zones tampons ; les approches spatialement explicites, fondées sur une grille, un réseau ou l'individu, se sont montrées les plus adaptées. Aucune n'était toutefois pleinement satisfaisante, mais toutes pourraient l'être moyennant des améliorations ciblés.
- Dans le cadre de la surveillance annuelle, un individu de Monochamus capturé en forêt d'Orléans (commune des Bordes) a été testé positif au nématode du pin (Bursaphelenchus xylophilus) le 9 juillet 2026 par le laboratoire national de référence. Les services de l'État vont intensifier le piégeage et prospecter les pins dépérissants autour du site pour analyses. Contrairement aux Landes, où des arbres contaminés avaient été détectés, seul l'insecte vecteur est ici positif : il s'agit donc d'une simple « interception » en Centre-Val de Loire, non d'un nouveau foyer confirmé.
- En Corée du Sud, le flétrissement du pin, provoqué par le nématode Bursaphelenchus xylophilus, s'intensifie selon une distribution spatiale très hétérogène. Dans la province du Chungcheong du Sud, le nombre d'arbres atteints est passé de 5 000 à 140 000. À l'échelle nationale, les statistiques 2026 de l'Office coréen des forêts confirment cette concentration des foyers : les 27 districts classés en zone « grave » ne représentent que 16 % des 166 communes touchées, mais totalisent 1,4 million d'arbres infectés, soit 80 % des 1,77 millions recensés dans le pays. Face à cette dynamique, l'administration adapte sa stratégie de gestion : le classement en zone de traitement spécial, jusqu'ici réservé aux secteurs « extrêmes » (plus de 50 000 arbres morts), est étendu aux zones « graves » (plus de 30 000), les opérations de lutte deviennent possibles toute l'année, et une « ceinture de lutte nationale » est instaurée afin de concentrer les moyens sur les foyers les plus actifs et de préserver les massifs encore indemnes.
- En Corée du Sud, le flétrissement du pin, provoqué par le nématode Bursaphelenchus xylophilus, s'intensifie selon une distribution spatiale très hétérogène. Dans la province du Chungcheong du Sud, le nombre d'arbres atteints est passé de 5 000 à 140 000. À l'échelle nationale, les statistiques 2026 de l'Office coréen des forêts confirment cette concentration des foyers : les 27 districts classés en zone « grave » ne représentent que 16 % des 166 communes touchées, mais totalisent 1,4 million d'arbres infectés, soit 80 % des 1,77 millions recensés dans le pays. Face à cette dynamique, l'administration adapte sa stratégie de gestion : le classement en zone de traitement spécial, jusqu'ici réservé aux secteurs « extrêmes » (plus de 50 000 arbres morts), est étendu aux zones « graves » (plus de 30 000), les opérations de lutte deviennent possibles toute l'année, et une « ceinture de lutte nationale » est instaurée afin de concentrer les moyens sur les foyers les plus actifs et de préserver les massifs encore indemnes.
- Dans le cadre de la surveillance officielle menée par les services régionaux en charge de la protection des végétaux, le laboratoire national de référence de l’Anses a confirmé le 16 juillet 2026 la présence du nématode du pin sur un arbre symptomatique situé sur le territoire de la commune de Lescar, dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette détection, localisée à 60 km à l’est de la zone délimitée autour du foyer identifié en novembre 2025, conduit à l’établissement d’une nouvelle zone délimitée par arrêté préfectoral. Il permettra la mise en œuvre des mesures de lutte dans la zone de proximité immédiate du foyer, ainsi que dans la zone tampon qui l’entoure, conformément à la réglementation européenne.
- Les analyses menées au 29 juin 2026 confirment la poursuite des prélèvements sur les arbres identifiés autour du foyer de Seignosse. Au 1er juillet 2026, en forêt privée, 6 934 arbres avaient été abattus : 2 593 dans la zone des 0,5 à 3,5 km (76 restants à abattre sans accord) et 4 341 dans le croissant d'Angresse, sur 8 691 arbres pour lesquels l'accord a été obtenu. En forêt publique, 327 arbres ont été identifiés dans la zone des 0,5 à 3,5 km. Par ailleurs, le réseau de 52 pièges a capturé 1 795 Monochamus, dont certains étaient porteurs du nématode en forêt communale de Saubion, entraînant la suspension temporaire des chantiers dans un rayon de 1 km. La vigilance reste renforcée pour détecter tout dépérissement suspect.
- Dans le cadre de la lutte en France contre le nématode du pin et de la surveillance renforcée mise en œuvre dans la zone délimitée, des pièges sont déployés afin de suivre les populations d’insectes vecteurs du nématode. Un échantillon composé de plusieurs insectes, prélevés dans un piège entre le 3 et le 12 juin, a été officiellement confirmé porteur du nématode du pin le 26 juin 2026 par le laboratoire national de référence de l’ANSES. Le piège concerné est installé dans la forêt communale de Saubion (40), à moins de 3 km du foyer de Seignosse et à 2 km de celui d’Angresse. Ce résultat ne constitue pas un nouveau foyer, mais correspond à l’interception d’insectes vecteurs contaminés. Elle n’entraîne donc aucune modification du zonage actuellement en vigueur. Le groupe de travail de l’ANSES chargé de l’évaluation des risques liés à la gestion du foyer des Landes a été saisi afin de proposer, si nécessaire, des mesures de gestion adaptées à cette situation.
- Le gouvernement régional d’Estrémadure a confirmé la détection de trois pins infectés par Bursaphelenchus xylophilus dans la municipalité de Zarza de Granadilla et a approuvé des mesures phytosanitaires d’urgence pour prévenir sa propagation. Les arbres infectés ont été détectés lors de la campagne de surveillance menée entre janvier et mars 2026, au cours de laquelle 365 pins en décomposition ont été analysés. Le Laboratoire National de Référence a officiellement confirmé le diagnostic le 20 mai. Face à cette situation, la Direction générale de l’agriculture et de l’élevage a établi de nouvelles zones de contrôle autour des arbres affectés avec des rayons allant jusqu’à 3 000 mètres où les travaux de prospection seront intensifiés. La zone délimitée créée en 2018 a été prolongée de quatre années supplémentaires
- Arrêté MAV/470/2026 du 22 mai, modifiant l’arrêté FYM/380/2019 du 11 avril, qui avait établi une zone délimitée et des mesures phytosanitaires d'urgence contre le nématode du pin dans la province de Salamanque. Après la détection en 2025 de dix-huit pins positifs en Estrémadure, la zone délimitée est étendue de 20 à 26 km de rayon autour du foyer initial de Valverde del Fresno, portant la superficie concernée en Castille-et-León à 12 921,05 ha répartis sur des communes de Salamanque. Les annexes I (carte de la zone délimitée) et II (superficie par commune) sont mises à jour en conséquence.
- Suite à la découverte d’un premier foyer dans les Landes en novembre 2025, l’État a déployé une stratégie d’éradication reposant sur deux principes : une priorisation des actions dans le temps et un zonage spatial incluant trois périmètres ; une zone infestée (0–500 m), une zone tampon proche (jusqu’à 3 km) et une zone tampon large (jusqu’à 20 km). Plus la zone est proche du foyer, plus les mesures de surveillance et de lutte sont intenses. Aujourd’hui, les opérations de surveillance semblent confirmer l’hypothèse en France d’une présence ponctuelle et localisée.
- Le Conseil régional de Castille-et-León établit une zone délimitée de 12 921,05 hectares dans quatre municipalités du sud de Salamanque suite à la détection de Bursaphelenchus xylophilus dans un arbre situé sur un mont d’utilité publique à Valverde del Fresno (Cáceres). Cette zone d’urgence phytosanitaire, délimitée par un cercle de 26 kilomètres de rayon autour de l’arbre infecté, affecte La Alberguería de Argañán (704,75 ha), Casillas de Flores (1 822,79 ha), El Payo (4 387,09 ha) et Navasfrías (6 006,42 ha). L’administration adopte des mesures d’urgence de prévention, surveillance, localisation et contrôle du pathogène avec une durée minimale de quatre ans. Cette décision étend la zone précédemment déterminée en raison de la proximité géographique avec la province de Salamanque.
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