- À la suite de 150 contrôles phytosanitaires réalisés entre janvier et novembre dans différentes régions, le MAGA a confirmé l’absence de Foc TR4 sur les bananes et plantains au Guatemala. Les inspections menées dans des exploitations commerciales, des arrière-cours, des zones frontalières et des zones à risque n’ont révélé aucun symptôme ni foyer. Les autorités confirment ainsi que le Guatemala demeure exempt de cette menace, tout en maintenant un programme de surveillance permanente basé sur le risque.
- L’Agrocalidad (ONPV de l’Équateur) a confirmé le 18 décembre 2025 la présence de Foc TR4 dans une zone bananière de la province d’El Oro. L’Équateur a déclaré une urgence phytosanitaire pour six mois, mobilisant des ressources pour renforcer le confinement, la biosécurité et le contrôle technique, tout en limitant l’impact sur les producteurs. Le foyer reste circonscrit et sous contrôle. Avant cette annonce officielle, nous avions relayé l’information médiatique de la présence de Foc TR4 en Équateur dans le BHV-SV 42 [https://plateforme-esv.fr/sites/default/files/2025-10/BHV-SV_2025semaine42.pdf].
- L’Équateur maintient le statut d’organisme indemne de Foc TR4. En effet, le ministère de l’Agriculture équatorien et Agrocalidad n’ont, à ce jour (décembre 2025), publié aucune confirmation officielle de la présence du champignon Foc TR4 en Équateur.
- Plus d’un millier de bananiers ont été détruits dans le canton de Santa Rosa (province El Oro, Equateur) après la détection du champignon FocTR4. Des mesures de confinement, incluant le recouvrement du sol avec du plastique et de l’urée, ainsi que des inspections au sol et par drone, ont été mises en place pour éviter la propagation. Cependant, les producteurs restent inquiets face au manque d’informations officielles, craignant que le pathogène ne se propage à d’autres plantations de la province.
- Un premier foyer de fusariose tropicale race 4 vient d’être confirmé en Equateur par le ministre de l’agriculture Danilo Palacios. Il s’agit d’un plant de bananier testé positif à Foc TR4, situé dans une exploitation bananière de sept hectares à Santa Rosa, dans la province d’El Oro. Les autorités ont assuré que la maladie était pour l’instant maîtrisée, le gouvernement prévoit un délai de 30 jours à compter de la détection du premier foyer avant de déclarer que la fusariose est contenue, s’il n’y en a pas d’autres.
- Le département colombien du Huila renforce ses mesures phytosanitaires face aux ravageurs et maladies agricoles. Lors du Conseil de santé végétale, il a été proposé d’installer des postes de contrôle sur les axes routiers pour surveiller le matériel végétal. La lutte contre Fusarium oxysporum f. sp. cubense TR4, Carmenta foraseminis, la moniliose du cacaoyer, et une nouvelle larve ravageuse des haricots a été abordée. Il est notamment prévu que Tamarixia radiata, parasitoïde naturel du vecteur du Huanglongbing, soit relâché à Villavieja pour réduire l’utilisation des pesticides. Une collaboration entre les autorités et les organismes agricoles vise à protéger la production locale, avec l’appui de la police fiscale et douanière.
- En Australie, la FSANZ (Food Standards Australia New Zealand) a approuvé la demande de l’Université de technologie du Queensland d’autoriser la production commerciale de bananes génétiquement modifiées résistantes à Foc TR4 (variété QCAV-4).
- Au Bangladesh, Foc TR4 a causé la destruction d’environ trois quarts des plantations de bananes dans l’upazila d’Ishwardi.
- Voici une carte interactive (réalisée par l’université de Cornell) de la distribution des races de Fusarium oxysporum f. sp. cubense à travers le monde.
- Au Bangladesh, Foc TR4 a causé la destruction d’environ trois quarts des plantations de bananes dans l’upazila d’Ishwardi.
- Au Mexique, des actions sont conduites par la Senasica pour renforcer les programmes de biosécurité contre le flétrissement du bananier. En tout, 31 municipalités ont été classées à haut risque pour Foc TR4. Un tableau de bord des surveillances réalisées est accessible aux producteurs et au grand public, voir ici : https://dj.senasica.gob.mx/SIAS/Statistics/SanidadVegetal/MonitoreoFocR4T. Ce tableau de bord interactif permet de visualiser les actions conduites au Mexique.
- La ‘Food Standards Australia and New Zealand’ (FSANZ) a approuvé la commercialisation de la variété Cavendish génétiquement modifiée QCAV-4 résistante pour sa culture en Australie. Les ministres des gouvernements des États et territoires australiens ainsi que des gouvernements australien et néo-zélandais, ont 60 jours pour ratifier la décision de la FSANZ, ou bien pour demander sa révision. La modification génétique porte sur un seul gène, le gène RGA2b qui provient d’un bananier sauvage d’Asie du Sud-Est appelé Musa acuminata ssp malaccensis.
- A Tenerife, une étude du Conseil insulaire de Tenerife et de l’Institut canarien de recherche agricole (ICIA) a confirmé que la maladie de Panama qui affecte les bananiers de l’île n’est pas causée par Foc TR4, mais par la race subtropicale 4. Sur la centaine de parcelles échantillonnées, des symptômes de la maladie ont été constatés dans 23%, mais des dégâts graves n’ont été détectés que dans deux d’entre elles.
- Un exercice de « simulation sur table » élaboré par le Secrétariat de la CIPV a été conduit du 4 au 8 septembre 2023 avec 44 experts en santé végétale et les responsables de 27 pays africains, autour des stratégies de prévention, de préparation et d’intervention en cas d’incursion de Foc TR4. Cet exercice s’est appuyé sur le guide de la CIPV ‘Directives pour la prévention, la préparation et la lutte contre la race tropicale 4 (TR4) de la fusariose du bananier’ (la version française est téléchargeable ici : https://www.fao.org/documents/card/fr/c/cc4865fr).
- Cette étude visait à identifier les facteurs du sol prédisposés à la fusariose Foc TR4 du bananier en Amérique latine et les Caraïbes. En tout, 23 propriétés physiques et chimiques du sol ont été étudiées dans trois fermes commerciales de bananes à La Guajira (Colombie). Sur la base des résultats obtenus, des stratégies de gestion des sols dans les zones de culture pourraient être conçues pour atténuer l’impact de Foc TR4 en réduisant les conditions favorables au développement de l’agent pathogène.
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