- Les analyses menées au 29 juin 2026 confirment la poursuite des prélèvements sur les arbres identifiés autour du foyer de Seignosse. Au 1er juillet 2026, en forêt privée, 6 934 arbres avaient été abattus : 2 593 dans la zone des 0,5 à 3,5 km (76 restants à abattre sans accord) et 4 341 dans le croissant d'Angresse, sur 8 691 arbres pour lesquels l'accord a été obtenu. En forêt publique, 327 arbres ont été identifiés dans la zone des 0,5 à 3,5 km. Par ailleurs, le réseau de 52 pièges a capturé 1 795 Monochamus, dont certains étaient porteurs du nématode en forêt communale de Saubion, entraînant la suspension temporaire des chantiers dans un rayon de 1 km. La vigilance reste renforcée pour détecter tout dépérissement suspect.
- Dans le cadre de la lutte en France contre le nématode du pin et de la surveillance renforcée mise en œuvre dans la zone délimitée, des pièges sont déployés afin de suivre les populations d’insectes vecteurs du nématode. Un échantillon composé de plusieurs insectes, prélevés dans un piège entre le 3 et le 12 juin, a été officiellement confirmé porteur du nématode du pin le 26 juin 2026 par le laboratoire national de référence de l’ANSES. Le piège concerné est installé dans la forêt communale de Saubion (40), à moins de 3 km du foyer de Seignosse et à 2 km de celui d’Angresse. Ce résultat ne constitue pas un nouveau foyer, mais correspond à l’interception d’insectes vecteurs contaminés. Elle n’entraîne donc aucune modification du zonage actuellement en vigueur. Le groupe de travail de l’ANSES chargé de l’évaluation des risques liés à la gestion du foyer des Landes a été saisi afin de proposer, si nécessaire, des mesures de gestion adaptées à cette situation.
- Le gouvernement régional d’Estrémadure a confirmé la détection de trois pins infectés par Bursaphelenchus xylophilus dans la municipalité de Zarza de Granadilla et a approuvé des mesures phytosanitaires d’urgence pour prévenir sa propagation. Les arbres infectés ont été détectés lors de la campagne de surveillance menée entre janvier et mars 2026, au cours de laquelle 365 pins en décomposition ont été analysés. Le Laboratoire National de Référence a officiellement confirmé le diagnostic le 20 mai. Face à cette situation, la Direction générale de l’agriculture et de l’élevage a établi de nouvelles zones de contrôle autour des arbres affectés avec des rayons allant jusqu’à 3 000 mètres où les travaux de prospection seront intensifiés. La zone délimitée créée en 2018 a été prolongée de quatre années supplémentaires
- Arrêté MAV/470/2026 du 22 mai, modifiant l’arrêté FYM/380/2019 du 11 avril, qui avait établi une zone délimitée et des mesures phytosanitaires d'urgence contre le nématode du pin dans la province de Salamanque. Après la détection en 2025 de dix-huit pins positifs en Estrémadure, la zone délimitée est étendue de 20 à 26 km de rayon autour du foyer initial de Valverde del Fresno, portant la superficie concernée en Castille-et-León à 12 921,05 ha répartis sur des communes de Salamanque. Les annexes I (carte de la zone délimitée) et II (superficie par commune) sont mises à jour en conséquence.
- Suite à la découverte d’un premier foyer dans les Landes en novembre 2025, l’État a déployé une stratégie d’éradication reposant sur deux principes : une priorisation des actions dans le temps et un zonage spatial incluant trois périmètres ; une zone infestée (0–500 m), une zone tampon proche (jusqu’à 3 km) et une zone tampon large (jusqu’à 20 km). Plus la zone est proche du foyer, plus les mesures de surveillance et de lutte sont intenses. Aujourd’hui, les opérations de surveillance semblent confirmer l’hypothèse en France d’une présence ponctuelle et localisée.
- Le Conseil régional de Castille-et-León établit une zone délimitée de 12 921,05 hectares dans quatre municipalités du sud de Salamanque suite à la détection de Bursaphelenchus xylophilus dans un arbre situé sur un mont d’utilité publique à Valverde del Fresno (Cáceres). Cette zone d’urgence phytosanitaire, délimitée par un cercle de 26 kilomètres de rayon autour de l’arbre infecté, affecte La Alberguería de Argañán (704,75 ha), Casillas de Flores (1 822,79 ha), El Payo (4 387,09 ha) et Navasfrías (6 006,42 ha). L’administration adopte des mesures d’urgence de prévention, surveillance, localisation et contrôle du pathogène avec une durée minimale de quatre ans. Cette décision étend la zone précédemment déterminée en raison de la proximité géographique avec la province de Salamanque.
- Le Conseil régional de Castille-et-León établit une zone délimitée de 12 921,05 hectares dans quatre municipalités du sud de Salamanque suite à la détection de Bursaphelenchus xylophilus dans un arbre situé sur un mont d’utilité publique à Valverde del Fresno (Cáceres). Cette zone d’urgence phytosanitaire, délimitée par un cercle de 26 kilomètres de rayon autour de l’arbre infecté, affecte La Alberguería de Argañán (704,75 ha), Casillas de Flores (1 822,79 ha), El Payo (4 387,09 ha) et Navasfrías (6 006,42 ha). L’administration adopte des mesures d’urgence de prévention, surveillance, localisation et contrôle du pathogène avec une durée minimale de quatre ans. Cette décision étend la zone précédemment déterminée en raison de la proximité géographique avec la province de Salamanque.
- Un arrêté modificatif daté du 27 avril 2026 renforce les mesures de lutte contre le nématode du pin (Bursaphelenchus xylophilus). Ce texte actualise la zone délimitée, comprenant une zone infestée et zone tampon, à la suite de la détection confirmée du parasite sur un pin maritime situé dans la commune d’Angresse (Landes) en mars 2026. Il renforce les dispositions mises en œuvre pour éradiquer ce foyer et éviter sa propagation dans le massif des Landes de Gascogne. Pour rappel l’arbre contaminé a été abattu et détruit.
- Cette nouvelle Résolution actualise le foyer de Bursaphelenchus xylophilus déclaré en 2019 à Valverde del Fresno (communauté autonome d'Estrémadure en Espagne). Elle maintient une zone délimitée de 26 kilomètres de rayon autour de l’arbre sensible contaminé et reconduit les mesures phytosanitaires d’urgence pour l’éradication de cet organisme nuisible. Cette mise à jour réglementaire témoigne de la persistance du foyer après sept ans de gestion, nécessitant le maintien des restrictions et protocoles de surveillance.
- La surveillance officielle menée dans les trois kilomètres autour du foyer identifié le 3 novembre à Seignosse, dans les Landes, a permis de mettre en évidence un nouveau résultat positif confirmé le 17 mars par le laboratoire national de référence. L’arbre positif, situé à Angresse dans une propriété privée et présentant un dépérissement localisé, a été immédiatement abattu puis broyé selon un protocole sécurisé. Des prélèvements complémentaires ont été réalisés et la surveillance sera renforcée. Les autorités maintiennent l’objectif d’éradication et poursuivent l’élimination des arbres symptomatiques.
- Une étude en collaboration entre INRAE avec l’université de Wageningen (Pays-Bas) et l’université de Lisbonne (Portugal) dans le cadre du projet européen HOMED révèle que la stratégie européenne actuelle de lutte contre le nématode du pin, imposant des coupes rases dans un rayon de 500 mètres autour des arbres infestés, n’est pas optimale économiquement. En modélisant différentes approches dans la forêt des Landes, les chercheurs montrent que la coupe sélective des seuls arbres symptomatiques, couplée à une surveillance aérienne renforcée par intelligence artificielle, pourrait diviser les coûts par 200. Cette méthode évite l’abattage d’arbres sains, réduisant drastiquement les pertes économiques. En conditions non optimales, l’éradication est impossible, mais la coupe sélective reste la stratégie la plus efficiente.
- Voici la publication scientifique associée à la première détection de Bursaphelenchus xylophilus en France en novembre 2025, dans une forêt de pins maritimes à Seignosse (Landes) (voir BH-SV 2025/46 [https://plateforme-esv.fr/sites/default/files/2025-11/BHV-SV_2025semaine46.pdf] et Synthèse Sanitaire N°1 [https://plateforme-esv.fr/sites/default/files/2026-01/BSS-N%C2%B01_Decembre2025_Bursaphelenchus-xylophilus.html]). Ainsi, la France est le troisième pays européen touché par le nématode du pin après le Portugal et l’Espagne. L’analyse d’échantillons de bois a permis de confirmer la présence du nématode grâce à des méthodes moléculaires (PCR) et morphologiques. Au total, 19 individus adultes ont été identifiés, avec des caractéristiques conformes à celles décrites pour cette espèce, et 13 juvéniles ont été identifiés par PCR confirmant leur appartenance à l’espèce. Suite à cette détection, un plan d’urgence européen a été déclenché afin de limiter la propagation : contrôle des mouvements de bois, surveillance renforcée et échantillonnage des arbres malades. De nouveaux individus ont été collectés et mis en culture pour approfondir les recherches.
- Les pins maritime, noir, sylvestre et radiata présentent les risques les plus élevés face au nématode du pin, tandis que les autres résineux ont un risque faible à modéré. Le pin d’Alep et le pin parasol ne subissent pas de dommages majeurs, bien que le pin d’Alep puisse contribuer à la propagation du parasite. Le pin taeda présente un risque moyen et les épicéas et douglas ont une contribution limitée à la propagation. Des études complémentaires, notamment des inoculations contrôlées au sein de la plateforme EMERGREEN (en serre), sont en cours pour évaluer la tolérance des différentes essences résineuses.
- La DGAL communique sur l’impact du nématode du pin sur la gestion forestière en dehors de la zone délimitée. Hors de la zone délimitée autour du foyer, l’exploitation et le reboisement des résineux peuvent se poursuivre normalement, sans restriction pour la circulation des bois en Europe. La surveillance continue via le repérage des pins dépérissants et le piégeage de l’insecte vecteur Monochamus, avec analyses PCR pour détecter le nématode. Les mesures réglementaires européennes restent applicables pour les zones à risque afin de limiter la propagation de Bursaphelenchus xylophilus.
- Article de Reporterre sur la gestion du foyer des Landes du nématode du pin, notamment l’interview de Hervé Jactel (membre du GTSNP de la Plateforme ESV).
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