- Cette nouvelle Résolution actualise le foyer de Bursaphelenchus xylophilus déclaré en 2019 à Valverde del Fresno (communauté autonome d'Estrémadure en Espagne). Elle maintient une zone délimitée de 26 kilomètres de rayon autour de l’arbre sensible contaminé et reconduit les mesures phytosanitaires d’urgence pour l’éradication de cet organisme nuisible. Cette mise à jour réglementaire témoigne de la persistance du foyer après sept ans de gestion, nécessitant le maintien des restrictions et protocoles de surveillance.
- La surveillance officielle menée dans les trois kilomètres autour du foyer identifié le 3 novembre à Seignosse, dans les Landes, a permis de mettre en évidence un nouveau résultat positif confirmé le 17 mars par le laboratoire national de référence. L’arbre positif, situé à Angresse dans une propriété privée et présentant un dépérissement localisé, a été immédiatement abattu puis broyé selon un protocole sécurisé. Des prélèvements complémentaires ont été réalisés et la surveillance sera renforcée. Les autorités maintiennent l’objectif d’éradication et poursuivent l’élimination des arbres symptomatiques.
- Voici la publication scientifique associée à la première détection de Bursaphelenchus xylophilus en France en novembre 2025, dans une forêt de pins maritimes à Seignosse (Landes) (voir BH-SV 2025/46 [https://plateforme-esv.fr/sites/default/files/2025-11/BHV-SV_2025semaine46.pdf] et Synthèse Sanitaire N°1 [https://plateforme-esv.fr/sites/default/files/2026-01/BSS-N%C2%B01_Decembre2025_Bursaphelenchus-xylophilus.html]). Ainsi, la France est le troisième pays européen touché par le nématode du pin après le Portugal et l’Espagne. L’analyse d’échantillons de bois a permis de confirmer la présence du nématode grâce à des méthodes moléculaires (PCR) et morphologiques. Au total, 19 individus adultes ont été identifiés, avec des caractéristiques conformes à celles décrites pour cette espèce, et 13 juvéniles ont été identifiés par PCR confirmant leur appartenance à l’espèce. Suite à cette détection, un plan d’urgence européen a été déclenché afin de limiter la propagation : contrôle des mouvements de bois, surveillance renforcée et échantillonnage des arbres malades. De nouveaux individus ont été collectés et mis en culture pour approfondir les recherches.
- Une étude en collaboration entre INRAE avec l’université de Wageningen (Pays-Bas) et l’université de Lisbonne (Portugal) dans le cadre du projet européen HOMED révèle que la stratégie européenne actuelle de lutte contre le nématode du pin, imposant des coupes rases dans un rayon de 500 mètres autour des arbres infestés, n’est pas optimale économiquement. En modélisant différentes approches dans la forêt des Landes, les chercheurs montrent que la coupe sélective des seuls arbres symptomatiques, couplée à une surveillance aérienne renforcée par intelligence artificielle, pourrait diviser les coûts par 200. Cette méthode évite l’abattage d’arbres sains, réduisant drastiquement les pertes économiques. En conditions non optimales, l’éradication est impossible, mais la coupe sélective reste la stratégie la plus efficiente.
- Les pins maritime, noir, sylvestre et radiata présentent les risques les plus élevés face au nématode du pin, tandis que les autres résineux ont un risque faible à modéré. Le pin d’Alep et le pin parasol ne subissent pas de dommages majeurs, bien que le pin d’Alep puisse contribuer à la propagation du parasite. Le pin taeda présente un risque moyen et les épicéas et douglas ont une contribution limitée à la propagation. Des études complémentaires, notamment des inoculations contrôlées au sein de la plateforme EMERGREEN (en serre), sont en cours pour évaluer la tolérance des différentes essences résineuses.
- La DGAL communique sur l’impact du nématode du pin sur la gestion forestière en dehors de la zone délimitée. Hors de la zone délimitée autour du foyer, l’exploitation et le reboisement des résineux peuvent se poursuivre normalement, sans restriction pour la circulation des bois en Europe. La surveillance continue via le repérage des pins dépérissants et le piégeage de l’insecte vecteur Monochamus, avec analyses PCR pour détecter le nématode. Les mesures réglementaires européennes restent applicables pour les zones à risque afin de limiter la propagation de Bursaphelenchus xylophilus.
- Article de Reporterre sur la gestion du foyer des Landes du nématode du pin, notamment l’interview de Hervé Jactel (membre du GTSNP de la Plateforme ESV).
- Dans la zone infestée (ZI) (500 mètres autour du foyer), tous les arbres d’espèces sensibles au nématode du pin ont été observés. Ceux qui étaient dépérissants ont été identifiés et des échantillons ont été prélevés pour analyse en laboratoire. En dehors de la parcelle initialement détectée comme infestée tous les résultats sont négatifs. Sur cette parcelle, 17 arbres ont été reconnus contaminés sur 59 dépérissant. Ils ont tous été abattus, broyés et enlevés entre le 16 et le 18 décembre. Au total, dans la ZI et dans un rayon 3 kilomètres autour de cette ZI, ce sont à ce jour 880 prélèvements qui ont été analysés et qui sont ressortis négatifs.
- Suite à la détection du nématode du pin à Seignosse dans les Landes, le préfet de Nouvelle-Aquitaine a prolongé la date limite des opérations d’abattage, de broyage et de gestion des bois sensibles jusqu’au 15 février 2026 (au lieu du 31 décembre 2025). Cette décision vise à achever les travaux avant la reprise du vol des insectes vecteurs, estimée à partir du mois d’avril. Les interventions resteront strictement encadrées par les services officiels afin de protéger durablement le massif forestier landais.
- Présentation du point sur la situation du foyer de nématode du pin dans les Landes. Il y a notamment une carte avec les points de prélèvements effectués
- Un foyer de nématode du pin a été détecté pour la première fois en France à Seignosse (Landes). Un arrêté établi une zone délimitée de 20 km couvrant 46 communes, incluant une zone infestée de 500 m où tous les résineux sensibles doivent être abattus avant le 31 décembre 2025. Dans toute la zone, la circulation du bois sensible est strictement encadrée et les travaux sur résineux soumis à autorisation. Une surveillance renforcée est mise en place. Le préfet demande de signaler tout résineux dépérissant via un formulaire en ligne de la DRAAF (https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/sral-na-nematode-du-pin-signalement-arbres-morts-deperissants).
- Un foyer de nématode du pin a été détecté pour la première fois en France à Seignosse (Landes). Un arrêté établi une zone délimitée de 20 km couvrant 46 communes, incluant une zone infestée de 500 m où tous les résineux sensibles doivent être abattus avant le 31 décembre 2025. Dans toute la zone, la circulation du bois sensible est strictement encadrée et les travaux sur résineux soumis à autorisation. Une surveillance renforcée est mise en place. Le préfet demande de signaler tout résineux dépérissant via un formulaire en ligne de la DRAAF (https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/sral-na-nematode-du-pin-signalement-arbres-morts-deperissants).
- Un foyer de nématode du pin a été détecté pour la première fois en France à Seignosse (Landes). Un arrêté établi une zone délimitée de 20 km couvrant 46 communes, incluant une zone infestée de 500 m où tous les résineux sensibles doivent être abattus avant le 31 décembre 2025. Dans toute la zone, la circulation du bois sensible est strictement encadrée et les travaux sur résineux soumis à autorisation. Une surveillance renforcée est mise en place. Le préfet demande de signaler tout résineux dépérissant via un formulaire en ligne de la DRAAF (https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/sral-na-nematode-du-pin-signalement-arbres-morts-deperissants).
- Voici l’arrêté préfectoral de la Nouvelle-Aquitaine concernant le foyer du nématode du pin détecté pour la première fois en France dans la commune de Seignosse (Landes).
- Pour la première fois en France, le nématode du pin a été détecté en Nouvelle-Aquitaine dans la forêt des Landes sur la commune de Seignosse.
Pagination
- Page 1
- Page suivante
Nos piliers
Environnement
Protéger la santé des végétaux pour préserver les ressources économiques, sociales et environnementales qui en dépendent.
Collaboration
Ce sont 7 structures partenaires reconnues en leur expertise dans le secteur de la santé des végétaux qui s’associent pour améliorer la surveillance sanitaire de l’ensemble des végétaux sur le territoire.
Opérationnelle
Développer des expertises permettant une application directe et un usage concret.