- La newsletter du Plant Health and Environment Laboratory (PHEL) en Nouvelle-Zélande, dresse le bilan du programme national de surveillance des sites à haut risque pour 2024/25. Ce dispositif a permis de détecter précocement des organismes exotiques potentiellement dangereux pour l’environnement et l’agriculture. Ils déclarent notamment ne pas avoir détecté Xylella fastidiosa dans les échantillons réalisés spécifiquement pour surveiller cette bactérie.
- Après la découverte d’un olivier infecté à Bitonto (qui a été abattu), 21 autres plantes infectées par Xylella fastidiosa subsp. pauca dans la zone métropolitaine de Bari ont été identifiées : 3 dans la commune de Bari, 4 à Modugno et 14 à Valenzano (dont 2 amandiers). Ces foyers d’infection semblent se situer à proximité d’axes routiers fréquentés, ce qui confirme le rôle important des vecteurs dans la propagation de la maladie.
- L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a mis à jour sa base de données sur les plantes hôtes de Xylella fastidiosa (13ème version de la base de données). Le nombre total de plantes hôtes déterminées avec au moins deux méthodes de détection différentes ou positives avec une méthode (entre séquençage et isolement en culture pure) atteint désormais 464 espèces, 210 genres et 71 familles. Ces chiffres s’élèvent, quelles que soient les méthodes de detection utilisées, à 728 espèces végétales, 319 genres et 91 familles.
- La bactérie Xylella fastidiosa est présente au Portugal depuis 2019. Ce document dresse un bilan de la situation depuis 2019, montrant sa propagation à 22 zones délimitées, surtout dans le nord et le centre du pays, certaines proches de la Galice. Originaire des Amériques, elle se diffuse via des insectes et le commerce de plantes. Souvent asymptomatique, elle menace de nombreuses espèces agricoles et ornementales. Son éradication reste difficile et la Galice est particulièrement exposée, notamment ses vignobles.
- Selon l’Observatoire phytosanitaire de la région des Pouilles en Italie, un olivier infecté par Xylella fastidiosa subsp. pauca a été identifié à Bitonto, une municipalité située dans la métropole de Bari. La mesure préconise l’éradication immédiate de l’arbre infecté et de tous les oliviers dans un rayon de 50 mètres, quel que soit leur état sanitaire. Les espèces non sensibles à la sous-espèce pauca, telles que les agrumes, les pêchers, les abricotiers et les pruniers, ne sont pas concernées par cette mesure d’éradication.
- Des foyers de Xylella fastidiosa ont été détectés à Montalto di Castro, Canino et Tarquinia (Italie), mais il s’agit de la sous-espèce multiplex, différente de celle qui a ravagé les oliviers des Pouilles. Cette sous-espèce touche principalement les amandiers, pruniers et genêts, et n’a jusqu’à présent causé aucun problème majeur aux oliviers. Les experts rassurent : la circulation de la sève des oliviers n’est pas bloquée, et il n’existe pas de risque similaire à celui du flétrissement observé dans le Sud de l’Italie. Cependant, la réglementation actuelle ne distingue pas les sous-espèces, ce qui a entraîné l’arrachage de vergers d’amandiers par précaution. Les analyses nécessitent une double confirmation : d’abord par l’Université de Tuscia, puis par Crea-DC, afin d’éviter toute erreur dans l’identification de la sous-espèce.
- Cet article signale que c’est la sous-espèce pauca souche ST53 qui est à l’origine du foyer de Xylella fastidiosa détecté à Cagnano Varano, sur les rives du lac Varano.
- Les îles Baléares ont assaini 45 variétés locales d’amandiers, soit 72 % de la collection de Son Real, gravement touchée par Xylella fastidiosa. L’IRFAP a mis en place un processus de désinfection et de conservation en serre de biosécurité pour préserver ce patrimoine génétique unique. Les 17 variétés restantes seront traitées prochainement. Cette action garantit la survie des amandiers indigènes, soutient la filière oléagineuse locale et fournit une ressource précieuse pour la recherche et la résilience face au changement climatique.
- En 2025, le JRC et l’EFSA ont actualisé l’évaluation des ravageurs prioritaires de l’UE, évaluant 46 organismes de quarantaine de l’Union selon une méthodologie combinant impacts économiques, sociaux et environnementaux. Xylella fastidiosa demeure la principale menace pour les cultures, capable d’entraîner des pertes de production annuelles de 7,1 milliards d’euros et de mettre en péril plus de 540 000 emplois en cas de propagation complète. Listronotus bonariensis, le charançon argentin de la tige, est connu pour ses impacts environnementaux sur les pâturages, tandis que Dendrolimus sibiricus, le bombyx du mûrier de Sibérie, représente la plus grande menace pour la foresterie en raison de la défoliation des conifères. Parmi les autres ravageurs forestiers à haut risque figurent Agrilus anxius et Agrilus planipennis. Le commerce et la circulation des marchandises restent des facteurs clés d’introduction des ravageurs, soulignant la nécessité d’une vigilance constante.
- En 2024, la souche ST1 de Xylella fastidiosa subsp. fastidiosa a été détectée à Triggiano (Bari), près des vignobles de raisins de table. Les amandiers infectés servaient de réservoirs pour la bactérie, transmise aux vignes via Neophilaenus campestris (vecteur primaire) et Philaenus spumarius (vecteur secondaire). Sur 45 000 plantes surveillées, 338 étaient positives à la bactérie, surtout des amandiers. Les vignobles bien entretenus étaient moins exposés, et le risque d’épidémie généralisée était faible. L’éradication ciblée des amandiers et la surveillance des vecteurs restent essentielles pour limiter la propagation de X. fastidiosa subsp. fastidiosa, tandis que l’impact sur la viticulture semble pour l’instant modéré.
- Voici le Règlement d’exécution (UE) 2025/2231, publié le 4 novembre 2025 et applicable à partir du 24 novembre 2025 modifiant le règlement d’exécution (UE) 2020/1201 en ce qui concerne les zones infectées par Xylella fastidiosa faisant l’objet de mesures d’enrayement. La modification concerne principalement la région Occitanie, où certaines zones ne peuvent plus être éradiquées. Les communes concernées sont désormais ajoutées à la liste des zones infectées, soumises aux mesures d’enrayement énoncées aux articles 13 à 17 du règlement initial.
- Voici le Règlement d’exécution (UE) 2025/2231, publié le 4 novembre 2025 et applicable à partir du 24 novembre 2025 modifiant le règlement d’exécution (UE) 2020/1201 en ce qui concerne les zones infectées par Xylella fastidiosa faisant l’objet de mesures d’enrayement. La modification concerne principalement la région Occitanie, où certaines zones ne peuvent plus être éradiquées. Les communes concernées sont désormais ajoutées à la liste des zones infectées, soumises aux mesures d’enrayement énoncées aux articles 13 à 17 du règlement initial.
- La DGAV (Direction générale de l’alimentation et de la santé vétérinaire du Portugal) a publié une mise à jour des zones délimitées pour Xylella fastidiosa et la notification de l’application des mesures phytosanitaires dans trois régions : 1) région Centre (mise à jour des zones de Castelo Branco II et III et Monte Redondo selon les décrets nº 125/G/2025, 135/G/2025 et 136/G/2025) ; 2) région Torre de Moncorvo (mise à jour selon l’arrêté nº 134/G/2025) ; et 3) région Marvão (mise à jour selon l’arrêté nº 133/G/2025). Ces publications visent à renforcer la surveillance et la prévention contre la propagation de la bactérie sur le territoire portugais.
- La CIPV a publié un nouveau guide de terrain pour la surveillance de Xylella fastidiosa, élaboré dans le cadre de son Programme phytosanitaire africain. Ce document fournit des protocoles de suivi, des méthodes d’échantillonnage, ainsi que des ressources pour l’identification et le diagnostic de la bactérie. Il vise à aider les organisations nationales de protection des végétaux à réagir rapidement face aux foyers de la bactérie, afin de protéger la sécurité alimentaire, le commerce et l’environnement. Le guide complète le protocole officiel DP 25 consacré à Xylella fastidiosa.
- Pour la première fois, Xylella fastidiosa a été détectée dans la province de Foggia, touchant 47 oliviers dans la zone de Baresella, près du lac de Varano. Les arbres commencent à dépérir, rappelant la situation catastrophique déjà observée à Lecce et Brindisi.
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