- En Argentine, une résolution du gouvernement abroge la réglementation en vigueur depuis 1994 qui établissait des restrictions sur l'entrée des bananes provenant de pays ou de zones infestées par des organismes nuisibles de quarantaine comme Foc TR4. La Fédération agraire argentine, qualifie la situation de « grave et préoccupante » : selon son président, la mesure ouvre de fait le marché à la banane importée et menace le statut sanitaire de la région, notamment son statut indemne de cercosporiose noire, dont le traitement exigerait une cinquantaine de pulvérisations annuelles.
- Les autorités équatoriennes ont confirmé, le 14 juillet 2026, un deuxième cas de Foc TR4 dans la province d'El Oro, dans une exploitation située dans le secteur d’El Quemado, canton de Santa Rosa, à proximité du site du premier foyer. Agrocalidad a détecté ce cas grâce à une surveillance phytosanitaire par drones, confirmée ensuite par des tests de laboratoire. Les autorités ont immédiatement activé le plan d’urgence : isolement de la zone touchée, renforcement de la biosécurité et échantillonnage continu afin d'évaluer la dispersion du champignon. L'équipe technique travaille actuellement à la délimitation de la zone affectée et à l'application des protocoles de confinement.
- Au Kenya, le KEPHIS (Kenya Plant Health Inspectorate Service) a mené une surveillance des ravageurs du bananier à l'aide des outils numériques du Programme phytosanitaire africain (APP). L'exercice de juillet 2026 a couvert les principales régions bananières du Kenya (Taveta, Meru, Embu, Kirinyaga, Bungoma, Kisii et Migori), où inspecteurs et agents phytosanitaires ont systématiquement collecté des données de terrain. Comme les années précédentes, la surveillance a confirmé qu'aucun cas de BBTV ni de FOC TR4 n'a été détecté au Kenya à ce jour.
- La propagation de Foc TR4 provoque une crise majeure dans la filière de la banane biologique au Pérou, particulièrement dans la vallée de Chira, qui concentre plus de 90 % de la production nationale. Depuis sa détection en 2021, plus de 40 % de la production des bananies bioest en alerte rouge et plus de 2 000 hectares ont été perdus, affectant près de 8 000 producteurs et plus de 10 000 familles. L’irrigation par submersion, la sensibilité des variétés Cavendish et le manque de mesures de biosécurité favorisent la dissémination du champignon, capable de survivre plus de 50 ans dans les sols. Les exportations reculent fortement et la perspective d’un épisode El Niño, avec des pluies abondantes, pourrait accélérer davantage la propagation de la maladie.
- Voici le Manuel de gestion intégrée de la fusariose tropicale race 4 du bananier, produit par le Centre australien pour la recherche agricole internationale (ACIAR). Le manuel présente notamment l’outil intégré d’évaluation des risques liés à la maladie, un outil d’aide à la décision sous Excel, conçu pour aider les conseillers, les chercheurs, les agents de vulgarisation et les organisations à évaluer le risque de fusariose au niveau des bananeraies.
- En Amérique latine et dans les Caraïbes, les producteurs de bananes intensifient leurs efforts pour contenir Foc TR4. Les stratégies d’atténuation incluent la diversification des cultures (maïs, manioc, haricots, etc.) pour restaurer les sols et réduire les risques de contamination, la rotation des cultures, la surveillance des sols et l’utilisation d’engrais naturels, ainsi que des protocoles de biosécurité stricts (contrôle d’accès, désinfection du matériel, surveillance continue) et de la formation technique associée à un soutien logistique (semences, outils, intrants) pour renforcer la résilience des agriculteurs.
- Au Pérou, Foc TR4, détecté pour la première fois en 2021, se propage rapidement. Environ 10 000 hectares de bananiers seraient touchés à des degrés divers, dont 1 500 à 2 000 en état critique. Les bananes biologiques d'exportation de la région de Piura sont particulièrement affectées, avec des pertes souvent quasi totales. La situation est aggravée par le système d'irrigation par submersion : dans la vallée de Chira, l'eau du réservoir de Poechos disperse le pathogène vers les zones en aval, rendant la propagation difficile à contrôler. Le problème est d'autant plus insidieux que les symptômes n'apparaissent souvent qu'une fois les dégâts irréversibles.
- La banane ‘Calcutta 4’, une banane sauvage diploïde (Musa acuminata ssp. burmannica) originaire d’Asie du Sud-Est possède des gènes d’interêt pour développer des variétés résistantes vis à vis de la fusariose causée par Foc STR4 qui comme son nom l’indique, affecte les zones subtropicales. Des travaux sont conduits dans ce sens en Australie par l'Alliance pour l'innovation agricole et alimentaire du Queensland. Voir article scientifique de l’étude conduite : Identification of a QTL conferring resistance to the Subtropical Race 4 of Fusarium oxysporum f. sp. cubense in Calcutta 4 (Musa acuminata ssp. burmannica). (https://academic.oup.com/hr/advance-article/doi/10.1093/hr/uhag001/8418207?login=true).
- En Équateur, le secteur d’El Quemado, dans la province d’El Oro, est l’épicentre d’une crise liée à Foc TR4 confirmée depuis six mois, avec 13 foyers contrôlés par Agrocalidad et un dispositif de confinement couvrant toute la zone pour limiter la propagation. Face au risque de dispersion par les pluies, des travaux hydrauliques sont menés autour du fleuve Caluguro, incluant canaux et mur de soutènement, afin d’empêcher la diffusion des spores vers les plantations voisines.
- À la suite de 150 contrôles phytosanitaires réalisés entre janvier et novembre dans différentes régions, le MAGA a confirmé l’absence de Foc TR4 sur les bananes et plantains au Guatemala. Les inspections menées dans des exploitations commerciales, des arrière-cours, des zones frontalières et des zones à risque n’ont révélé aucun symptôme ni foyer. Les autorités confirment ainsi que le Guatemala demeure exempt de cette menace, tout en maintenant un programme de surveillance permanente basé sur le risque.
- L’Agrocalidad (ONPV de l’Équateur) a confirmé le 18 décembre 2025 la présence de Foc TR4 dans une zone bananière de la province d’El Oro. L’Équateur a déclaré une urgence phytosanitaire pour six mois, mobilisant des ressources pour renforcer le confinement, la biosécurité et le contrôle technique, tout en limitant l’impact sur les producteurs. Le foyer reste circonscrit et sous contrôle. Avant cette annonce officielle, nous avions relayé l’information médiatique de la présence de Foc TR4 en Équateur dans le BHV-SV 42 [https://plateforme-esv.fr/sites/default/files/2025-10/BHV-SV_2025semaine42.pdf].
- L’Équateur maintient le statut d’organisme indemne de Foc TR4. En effet, le ministère de l’Agriculture équatorien et Agrocalidad n’ont, à ce jour (décembre 2025), publié aucune confirmation officielle de la présence du champignon Foc TR4 en Équateur.
- Plus d’un millier de bananiers ont été détruits dans le canton de Santa Rosa (province El Oro, Equateur) après la détection du champignon FocTR4. Des mesures de confinement, incluant le recouvrement du sol avec du plastique et de l’urée, ainsi que des inspections au sol et par drone, ont été mises en place pour éviter la propagation. Cependant, les producteurs restent inquiets face au manque d’informations officielles, craignant que le pathogène ne se propage à d’autres plantations de la province.
- Un premier foyer de fusariose tropicale race 4 vient d’être confirmé en Equateur par le ministre de l’agriculture Danilo Palacios. Il s’agit d’un plant de bananier testé positif à Foc TR4, situé dans une exploitation bananière de sept hectares à Santa Rosa, dans la province d’El Oro. Les autorités ont assuré que la maladie était pour l’instant maîtrisée, le gouvernement prévoit un délai de 30 jours à compter de la détection du premier foyer avant de déclarer que la fusariose est contenue, s’il n’y en a pas d’autres.
- Le département colombien du Huila renforce ses mesures phytosanitaires face aux ravageurs et maladies agricoles. Lors du Conseil de santé végétale, il a été proposé d’installer des postes de contrôle sur les axes routiers pour surveiller le matériel végétal. La lutte contre Fusarium oxysporum f. sp. cubense TR4, Carmenta foraseminis, la moniliose du cacaoyer, et une nouvelle larve ravageuse des haricots a été abordée. Il est notamment prévu que Tamarixia radiata, parasitoïde naturel du vecteur du Huanglongbing, soit relâché à Villavieja pour réduire l’utilisation des pesticides. Une collaboration entre les autorités et les organismes agricoles vise à protéger la production locale, avec l’appui de la police fiscale et douanière.
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