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- L’EFSA a lancé une série de consultations publiques sur Xylella fastidiosa et sur l’usage de données spatiales pour l’évaluation des risques phytosanitaires dans l’UE. Les commentaires peuvent être envoyés jusqu’au 5 novembre 2026 sur la plateforme Connect EFSA. Cinq projets de rapports scientifiques, destinés à actualiser l’évaluation du risque, portent sur la diversité génétique et la répartition géographique de la bactérie, l’écologie des vecteurs, la résistance et la sensibilité de l’olivier, la réaction des agrumes à la chlorose variégée (Xf subsp. pauca) et celle de l’amandier à la brûlure des feuilles. Quatre rapports techniques concernent aussi la cartographie des cultures : méthodes de collecte et d’harmonisation des données et estimation à 10 × 10 km de la répartition des agrumes, oliviers, vignes et amandiers dans l’UE. Les contributions sont attendues des instituts de recherche, universités, autorités nationales et organisations professionnelles.
- Le Parlement italien a approuvé un amendement au projet de loi Coltivaitalia créant un Commissaire extraordinaire national chargé de coordonner la lutte contre Xylella fastidiosa jusqu’au 31 décembre 2028. Doté de ressources dédiées et d’une structure de soutien au ministère de l’Agriculture, il supervisera les actions des autorités, des services phytosanitaires et de la recherche, avec la possibilité de prendre des mesures d’urgence pour limiter la propagation de la bactérie. L’objectif est d’améliorer la coordination des interventions, de réduire la fragmentation des actions entre les différents acteurs et de renforcer l’efficacité des mesures de surveillance, de lutte et de gestion dans les zones affectées par la bactérie.
- L’Autorité norvégienne de sécurité des aliments a chargé le Comité scientifique pour l’alimentation et l’environnement de poursuivre l’évaluation des organismes nuisibles aux végétaux recommandés par l’OEPP pour une réglementation en tant qu’organismes de quarantaine. L’objectif est d’identifier les espèces qui pourraient justifier des mesures phytosanitaires en Norvège, mais qui n’ont pas encore fait l’objet d’une évaluation nationale.
- Le projet OMIBREED (2023-2026) financé par le ministère de l’Agricuture italien vise à renforcer la recherche sur la résistance génétique à Xylella fastidiosa.
- Avis aux opérateurs professionnels sur la circulation de végétaux spécifiques à Xylella fastidiosa subsq multipex au sein et vers l’extérieur d’une zone délimitée de cette sous-espèce en enrayement, ainsi que pour la plantation de végétaux spécifiques dans cette zone.
- L’European Food Safety Authority (EFSA) a lancé une consultation publique sur deux projets d’avis scientifiques présentant les données les plus récentes concernant la gestion de Xylella fastidiosa dans l’Union européenne. Ces documents examinent notamment les stratégies de lutte contre les insectes vecteurs, les traitements expérimentaux appliqués aux plantes ainsi que différentes mesures visant à réduire le risque de propagation de la bactérie. Ils sont ouverts à la consultation jusqu’au 10 avril 2026.
- Instruction technique de la SORE pour la filière vigne
- Ce séminaire « Development of regional Standards helps safeguard the EPPO region against Xylella fastidiosa » présenté par Charlotte Trontin et Rob Tanner (EPPO) explique comment l’élaboration et la mise en œuvre de Standards régionaux et de protocoles de diagnostic permettent de protéger la région OEPP contre Xylella fastidiosa. Accès à la vidéo (48 min).
- Le magasine SudArbo 2026 met en lumière de nouveaux bioagresseurs qui franchissent les frontières de l’Europe et de la France au gré des échanges mondiaux de marchandises et du réchauffement climatique. Particulièrement pour quatre d’entre eux, déjà présents ou susceptibles de s’installer sur notre territoire : Xylella fastidiosa, Aleurocanthus spiniferus, Popillia japonica et Bactrocera dorsalis.
- La première réunion du projet européen STEP-OL s’est tenue à Catane pour renforcer la résilience de l’oléiculture méditerranéenne face à Xylella fastidiosa et au changement climatique, en favorisant la coopération Sicile-Tunisie.
- Le projet LutEnVi (2019-2024) a développé une approche collective pour gérer l’enroulement viral de la vigne dans quatre régions viticoles françaises. Il a permis de mieux comprendre l’épidémiologie de la maladie, le rôle des cochenilles vectrices, et les limites des technologies de détection par drone et IA. Le projet a favorisé la formation des vignerons, l’utilisation de jeux sérieux pédagogiques, et l’élaboration de stratégies d’arrachage concertées, tout en explorant des alternatives aux insecticides. Les méthodologies et outils développés pourront être appliqués à d’autres maladies virales, et le projet ANOVI poursuit ces recherches depuis mars 2025.
- Le projet BeXyl, coordonné par l’Institut pour l’agriculture durable (CSIC) et soutenu par l’Association européenne des pépiniéristes (ENA), a lancé une enquête auprès des pépinières européennes pour évaluer leurs connaissances sur Xylella fastidiosa. Le questionnaire est anonyme et dure environ 10 minutes.
- Le projet Biovexo a développé trois biopesticides ciblant Xylella fastidiosa et ses insectes vecteurs, capables de ralentir les symptômes et de réduire la pression bactérienne, sans guérir les oliviers déjà infectés. Des essais en plein champ ont été menés depuis 2020 sur des oliviers et amandiers sensibles dans les Pouilles, Majorque et Alicante, incluant suivi du microbiome et état physiologique. Les produits, durables et sûrs pour l’environnement, sont en phase finale d’évaluation et nécessiteront des contrôles réglementaires avant commercialisation. Une conférence finale est prévue le 13 novembre 2025 pour présenter les résultats et perspectives.
- L'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025, publié par la DRAAF Provence-Alpes-Côte d'Azur, définit le périmètre actualisé de la zone délimitée pour la surveillance et la lutte contre la bactérie Xylella fastidiosa. Cet arrêté remplace celui du 7 juin 2023 et précise les communes concernées par les zones infectées et les zones tampons. Il impose des mesures phytosanitaires spécifiques aux établissements producteurs et revendeurs situés dans ces zones, conformément aux exigences du règlement d'exécution (UE) 2020/1201. Les professionnels doivent se conformer aux restrictions concernant la circulation des végétaux sensibles et la gestion des foyers détectés.
- À partir du 1er juillet 2025, comme nous l’avions déjà communiqué, le règlement d’exécution (UE) 2024/2507 impose des tests officiels obligatoires en laboratoire pour détecter la bactérie Xylella fastidiosa sur certaines espèces végétales destinées à la plantation, notamment plusieurs lavandes, laurier-rose, olivier, polygala, amandier, romarin et le genre Coffea. Le texte officiel en français est accessible ici : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32024R2507.